Le Brésil ratifie l’accord entre l’UE et le Mercosur malgré les craintes de la France

François Xavier
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C’est un vote qui ne va pas faire du tout plaisir à Paris. Le Brésil a ratifié mercredi l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde.

Il ne manque à présent plus qu’un vote favorable du Parlement paraguayen pour que l’accord soit ratifié par tous les pays signataires du bloc sud-américain, l’Argentine et l’Uruguay ayant déjà fait de même la semaine dernière.

Ursula von der Leyen intransigeante

Cet accord a été signé à la mi-janvier à Asuncion, après 25 ans de négociations, et le Brésil, première économie d’Amérique latine, espère qu’il profitera à son puissant secteur agricole. Il doit créer une zone de libre-échange pesant 30 % du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs, entre les 27 Etats de l’UE et les pays fondateurs du Mercosur.

Vendredi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé que l’accord serait appliqué de façon provisoire, une décision critiquée par la France, où il est perçu comme une menace pour les agriculteurs. L’application du traité avait été suspendue par un vote du Parlement européen, dont les élus ont saisi la justice de l’UE afin de vérifier sa conformité avec les traités européens.

Lula grand défenseur de l’accord

Le Brésil, premier producteur mondial de café, de viande et de soja, entre autres denrées alimentaires, a été l’un pays les plus enthousiastes vis-à-vis de cet accord particulièrement défendu par le président Luiz Inacio Lula da Silva. Le Sénat l’a ratifié mercredi « à l’unanimité », a annoncé son président Davi Alcolumbre. La Chambre des députés avait déjà donné son feu vert la semaine dernière.

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L’accord doit supprimer progressivement les droits de douane sur plus de 90 % des échanges commerciaux entre les deux blocs. « Le monde actuel est plus fragmenté, plus sceptique et plus protectionniste. Cela rend l’accord avec nos partenaires européens encore plus d’actualité et encore plus nécessaire », a déclaré la sénatrice de droite Tereza Cristina lors du débat au Parlement brésilien.

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