C.P.
La haute couture, un travail d’orfèvre entre rêve et… excentricité. Les ténors de la mode confient chaque année aux petites mains des plus grands ateliers la confection de pièces sur-mesure toutes plus féeriques les unes que les autres. Et parfois, un rien excentriques. Une véritable mine d’or pour les Oscars, César, Grammy Awards et autres tapis rouges attendus dans les prochaines semaines.
Qui portera ce chapeau surdimensionné repéré au défilé Rahul Mishra (on mise sur Kim Kardashian au prochain Met Gala) ? Ou ce boléro tout en plumes recouvrant quasi-entièrement le visage de la femme-oiseau de Chanel ? A moins que certaines jouent davantage encore la carte de l’audace avec les boucles d’oreilles XXL façon cyclamen vues au défilé Dior ? Rihanna y a déjà succombé.
Mais le moment le plus fort de cette semaine de la mode demeure la performance proposée par Viktor & Rolf avec la confection, tout au long du show, d’une robe… cerf-volant. Oui, oui, une robe qui s’envole. Une prouesse, certes importable, mais impressionnante.
On n’oublie pas les centaines d’heures de travail des petites mains pour la réalisation de ces pièces exceptionnelles. On salue la créativité sans bornes des plus grands couturiers et créateurs de mode. Sans compter sur les techniques toujours plus innovantes, tout comme les matières d’exception. Mais il y a aussi ces looks improbables, importables, et ce même pour les plus grands de ce monde. Les voici en images.
La femme au chapeau. Et quel chapeau ! De quoi passer inaperçue (ou pas) au prochain Met Gala. Qui dit tenue camouflage totalement WTF, dit (forcément) Kim Kardashian. On parie notre salaire (allez, disons un millième de notre salaire, sait-on jamais) que la business woman craquera pour ce look tout en brillance (et retenue) signé Rahul Mishra.
Vous vous souvenez des bulles et hottes en plastique imaginés par certains restaurants pour manger ensemble, mais pas trop, pendant le Covid ? Rahul Mishra en signe la version couture – très très grand luxe – fondues dans des robes spectaculaires. Parfait – encore une fois – pour se tenir à distance de ses congénères.
Oh wow ! Celle-ci, on ne l’a pas vu venir. Viktor & Rolf a privilégié la performance au défilé traditionnel, présentant une robe cerf-volant spectaculaire. Laquelle a été confectionnée tout au long du show en intégrant des éléments portés par d’autres mannequins. Impressionnant.
Imaginez un peu Hilary Duff et Ashley Tisdale assises côte à côte à la prochaine cérémonie des Grammy ou des Oscars. Pas sûr qu’elles y soient invitées, mais on a trouvé la tenue idéale pour éviter au « groupe de mères toxiques » de gâcher la soirée. Une création signée Stéphane Rolland, parfaite pour éviter les discussions interminables avec son voisin de table.
Les femmes-oiseaux de la maison Chanel ont défilé dans une forêt onirique de champignons géants. Un décor salué par la fashion sphère, tout comme la collection faite de transparence, de broderies fongiques et de plumages. Oui, mais voilà. Trop de plumes, c’est un peu gênant tout de même – dans tous les sens du terme, aussi exceptionnel soit ce boléro.
Une chose est sûre, les robes dévoilées cette saison par Tamara Ralph atterriront forcément sur les tapis rouges des prochaines cérémonies de récompenses. On a un poil plus de doutes au niveau des accessoires, et plus particulièrement des chapeaux. Quoique, on connaît une First Lady, Melania Trump pour ne pas la nommer, qui raffole des couvre-chefs taillés pour dissimuler sa gêne, son embarras, ou son envie d’être loin, très loin, de son cher et tendre mari.
Des robes sculpturales faites de centaines de fils brodés se sont succédé sur le podium du défilé Gaurav Gupta, jusqu’à l’apparition de ces silhouettes siamoises connectées par ces mêmes fils. Spectaculaire en termes de créativité et de savoir-faire, mais pas hyper pratique en soirée (ni en journée). Jamais.
Place à la femme-fleur sortie de l’imaginaire de Jonathan Anderson en hommage à l’un des thèmes chers de Christian Dior. Outre les jeux de volumes, les drapés, et les matières légères semblant éclore sur chaque silhouette, ce sont de véritables bouquets de cyclamens (bon ok, c’est de la soie) que portent les mannequins aux oreilles et… aux pieds.
Yuima Nakazato a fait un travail impressionnant sur les textiles et les textures cette saison, tout en créant un sentiment d’inachevé. Parfois trop ? On se demande en tout cas qui portera cette sublime robe particulièrement suggestive, qui nécessite d’avoir toujours à portée de main le bout de tissu qui saura cacher ce sein que nous ne saurions voir.
Que serait la haute couture sans le surréalisme de Schiaparelli ? En témoignent ces escarpins en satin ornés d’une tête d’oiseau en trompe-l’œil. Vous avez dit osé ?
