« Nous souhaitons fermer le site » de Notre-Dame de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, « c’est clairement notre objectif », a affirmé le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost lundi.
Mais « nous ne souhaitons pas le faire dans n’importe quelles conditions, compte tenu de nos responsabilités » vis-à-vis des victimes et des familles notamment, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, quelques jours après des déclarations contradictoires sur le sujet, laissant planer une incertitude sur le devenir de l’établissement des Pyrénées-Atlantiques.
Près de 250 plaintes déposées
« Nous nous sommes donnés trois mois pour aboutir », a-t-il ajouté.
Il y a sur le site « un symbole, un bâtiment » qui « est la version négative qu’il faut quitter », a de son côté affirmé Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec).
L’avenir des enfants scolarisés sur place « est sur le groupe scolaire du Beau-Rameau », qui compte aujourd’hui trois établissements dans la commune voisine d’Igon : une école primaire, un lycée et un lycée professionnel, a-t-il expliqué.
« Il conviendra d’y rajouter un quatrième établissement, un collège. Voilà ce que s’appelle la fermeture en bon ordre et proprement du site », a-t-il ajouté.
Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram auprès du parquet de Pau, mettant en cause des prêtres et des laïcs pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.

