Les tensions ne faiblissent pas à la maison d’arrêt de Brest. Ce jeudi 22 janvier 2026, lors de la rotation de sécurité au quartier d’isolement, un détenu mécontent de son déménagement a mis le feu volontairement dans sa cellule. L’équipe de sécurité pénitentiaire est alors intervenue pour mettre fin au sinistre et assurer l’application de la décision prise, mais le détenu a ensuite détruit sa deuxième cellule, ce qui lui a valu d’être placé en cellule disciplinaire. Un comportement qualifié « d’inadmissible » par le bureau local du syndicat Ufap-Unsa Justice, qui rappelle que ces agissements sont de nature à mettre en danger le personnel et l’ensemble de l’établissement.
Une sanction exemplaire exigée
Chaque jour ou presque, les surveillants doivent affronter des situations de tension. Mardi, un autre détenu avait refusé de sortir de la cellule. Surtout, il aurait menacé les agents pénitentiaires avec de l’huile bouillante, avant d’évoquer l’intervention d’éléments extérieurs pour leur « faire la peau », et invité les autres détenus de l’unité de vie à la rébellion.
Alors que la surpopulation atteint 195 % dans le quartier hommes, l’Ufap-Unsa Justice n’a de cesse de dénoncer des conditions de travail qui se dégradent de jour en jour. Il demande une sanction exemplaire et le transfert de tous les éléments perturbateurs.