- L’ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey est choquée après le drame de Crans-Montana.
- Elle appelle à un traitement cohérent des événements de la veille du Nouvel An.
- Calmy-Rey appelle à la fin du népotisme et de l’imbrication de la politique et des intérêts.
L’ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey est profondément choquée après le drame de Crans-Montana. L’ancien ministre des Affaires étrangères, originaire de la commune valaisanne, parle d’une douleur presque insupportable. Pour Crans-Montana, il y a désormais un avant et un après clair, plus rien n’est pareil, raconte-t-elle au «Blick».
De son point de vue, beaucoup de choses ont mal tourné le soir du Nouvel An. L’homme de 80 ans estime que la responsabilité en incombe à la fois aux autorités et au couple d’aubergistes Jacques et Jessica Moretti. “Les enquêtes doivent désormais être menées avec soin et cohérence. La Suisse est un Etat de droit. Le moment est venu de présenter des excuses, mais les excuses seules ne suffisent pas.”

“La vérité doit éclater”
Dans le même temps, l’ancien conseiller fédéral PS appelle à mettre fin aux « petits accords et liens entre la politique et les intérêts personnels ». « Ce népotisme doit cesser, même si vous vous connaissez. »
Calmy-Rey souligne en outre qu’un traitement global de l’incendie est crucial. « La vérité doit éclater », dit-elle. Cela est dû non seulement aux familles touchées, mais aussi à Crans-Montana, au canton du Valais et à la Suisse. “Nous devons comprendre comment cela a pu se produire – et veiller à ce qu’une telle chose ne se reproduise plus jamais. Jamais.”
Un incendie à Crans-Montana fait au moins 40 morts
L’incendie d’un bar à Crans-Montana a fait au moins 40 morts le soir du réveillon. Vous trouverez ici des articles actuels, des informations générales et des témoignages oculaires sur l’incendie catastrophique en Valais.

Karin Leuthold (kle), née en 1968, travaille pour 20 Minuten depuis 2005 et travaille actuellement à la rédaction.

