
De sa soirée de Nouvel An, il ne se souviendra que de sa cellule de dégrisement et encore ! Un Vannetais de 39 ans, était présenté devant le tribunal de Vannes, ce vendredi 2 janvier en comparution immédiate pour des faits de rébellion à l’encontre de policiers. Le 31 décembre, peu avant le passage à 2026, ces derniers observent un homme en grande difficulté pour manœuvrer un pick-up sans plaques d’immatriculation en face d’un garage. L’individu a « les yeux vitreux et l’élocution pâteuse », selon les observations de l’équipage de police.
« J’ai honte, je m’excuse auprès des policiers»
La tension monte et le trentenaire menace les policiers, « je vais t’en mettre une », les insulte, si bien qu’ils doivent utiliser le pistolet à impulsion électrique par deux fois pour le menotter. « Cette soirée est très floue. Je l’ai quasiment apprise avec l’OPJ (Officier de police judiciaire, NDLR) ». Le négociant automobile imagine avoir voulu rentrer les véhicules du garage pour lequel il travaille pour les protéger des fêtards. Il avait bu dans la chambre d’un hôtel louée pour l’occasion où des amis devaient le rejoindre, c’est finalement seul qu’il a consommé une demi-bouteille de whisky. « J’ai honte, je m’excuse auprès des policiers, cela ne reflète pas ma personnalité. C’est l’alcool qui a eu le dernier mot ». Un taux d’alcool de 0,64 mg par litre d’air expiré a été relevé plus de trois heures après son arrestation.
0,70 mg d’alcool par litre d’air expiré après quatre heures de sieste
Une autre affaire, pour laquelle il était convoqué mercredi 7 janvier, a été jointe à ce dossier et concerne encore l’alcool au volant. Le 6 septembre dernier au lendemain d’une soirée rugby arrosée. Il avait été contrôlé, à 9 h du matin, présentant un taux d’alcool de 0,70 mg par litre d’air expiré « après 4 h de sieste pourtant ». Le prévenu reconnaît un problème avec l’alcool mais semble tout lui mettre sur le dos. « À vous entendre parler on a l’impression que vous êtes témoin et pas acteur », lui lance la présidente.
Le procureur requiert à l’encontre du prévenu – déjà condamné à plusieurs reprises pour des conduites sous alcool — 18 mois de prison dont neuf assortis d’un sursis probatoire pendant 3 ans, sous bracelet électronique. Et il prévient : « Si le tribunal ne vous envoie pas en prison aujourd’hui, c’est une certitude absolue, la prochaine fois, vous irez ». Le Vannetais de 39 ans est finalement condamné à 18 mois de prison dont neuf mois avec sursis probatoire pendant deux ans. Il devra se soigner, de travail et d’indemniser les victimes à hauteur de 650 € à chacun des policiers.