
Alors que les lions indomptables s’acheminent vers leur troisième rencontre ce soir en coupe d’Afrique des nations Maroc 2025, l’entraineur à la retraite est encore en train de spéculer sur la non convocation par David Pagou du gardien de but camerounais.
Chez nos confrères de Le media carré, Claude Le Roy, ex-entraineur de football et aujourd’hui consultant sur le tas, revient sur la non convocation de André Onana, alors que l’on joue déjà, la troisième journée de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc.
« J’ai vu qu’André Onana ne faisait pas partie des joueurs, et c’est peut-être un bon choix d’ailleurs. Parce que je trouve que, depuis longtemps, il n’a plus montré d’immenses qualités, à tous les niveaux : au niveau national comme au niveau international. Même à l’Inter, pour moi, il n’a pas été exceptionnel. Je pense que c’est un bon gardien, mais je ne pense pas que ce soit un grand gardien », a-t-i lancé.
Formidables titulaires
« Il n’est pas dans la lignée de Bell ou de Thomas Nkono, loin s’en faut. Ce n’est pas un joueur que j’aurais absolument sélectionné, d’autant plus qu’il a été à l’origine de pas mal de conflits et d’histoires de comportement. Donc, il y a des joueurs dont il faut parfois savoir se séparer. Si Onana, par exemple, n’est pas titulaire mais remplaçant, cela peut devenir un joueur au comportement toxique pour une équipe. Il y a des joueurs qui sont de formidables titulaires, mais de très mauvais remplaçants », a poursuivi Claude Le Roy.
Plusieurs observateurs questionnent l’opportunité d’une telle sortie alors que André Onana en adressant un message d’encouragement aux lions, la semaine dernière a tourné la page de sa non convocation. Le 10 décembre dernier le journaliste Venant Mboua, attirait déjà l’attention sur le comportement ambivalent de ce coach qui a eu la visibilité grâce aux africains.
Mbida, Nkono, Sinkot, Aoudou
« Il y a un an, je vous disais déjà que Claude Leroy est un menteur ! Cette année, pour soutenir la haine, il affirme qu’il n’aurait pas sélectionné Aboubakar et Onana, pour leur comportement et aussi pour leur âge, parce qu’il y a d’autres joueurs plus jeunes qui attendent.. Je sais qu’il vieillit comme nous autres. Mais je vais lui rappeler deux moments de son temps avec les Lions. Lorsqu’il arrive en 1984-85, il reçoit instructions de renouveler l’équipe nationale. Il convoque une cohorte de nouveaux et jeunes joueurs qu’il amène au Brésil pendant un mois. Dans cette sélection, seul Kunde Emmanuel est un cadre de l’ancienne cohorte », écrivait Venant Mboua.
« Mais un an plus tard, lorsqu’il faut jouer la CAN 86, notre roi du football africain (qui pense comme Pagou que trop de cadres peut nuire) écarte presque 80% de son équipe brésilienne et ramène Milla, Abega, Mbida, Nkono, Sinkot, Aoudou, etc., tous de la vieille cuvée Indomptable. En 1986, Jospeh-Antoine Bell accorde une longue interview à France Football, dans laquelle il descend littéralement son sélectionneur: menteur, prétentieux incompétent, etc, sont les idées qui apparaissent dans cette entrevue. On pense alors que c’est fini entre Bell et Leroy », avait-il poursuivi.
Il compte pour du beurre dans le gotha du football mondial
« Erreur ! Dès 1987, Loroy ne convoque plus…Thomas Nkono. Bell devient son chouchou. Au point où, pour la CAN 88 au Maroc, et alors que Jacques Songoo était déjà un brillant et jeune gardien convoité par les clubs en Europe, Leroy choisit de faire faire des navettes incroyables à Bell : il joue un jour à Marseille, embarque dans un avion pour jouer le lendemain au Maroc. Je répète qu’il y avait bien un jeune très talentueux, qui a joué le match d’ouverture avec brio contre l’Égypte (1-0 pour le Cameroun) !!! Songo’o restera sur le banc… Mais pour soutenir la haine et le désordre autour des Lions aujourd’hui il dit exactement le contraire de ce qu’il faisait pour le bien de l’équipe, à son époque. Et pour la paix ! », Concluait Venant Mboua.
Dans la foulée, l’éditorialiste Célestin Difana partage l’idée de Venant Mboua. « Merci du rappel. Il vieillit mal et entend baliser de tous les côtés. Mais au fait, qui l’a fait roi ? Ce qui m’étonne…c’est qu’à force d’écumer les terres fertiles d’Afrique, il a fini par se prendre au sérieux et l’homme à la parole péremptoire sur le football africain. Pourtant quelle buse ! Il compte pour du beurre dans le gotha du football mondial. Peut-on recueillir son point de vue sur le football européen ? Personne ne le prendra au sérieux. Dans cette Afrique qu’il écume en mercenaire et croit en être la référence ultime, Hervé Renard l’a depuis longtemps surclassé sans rouler des mécaniques comme il le fait. Qu’il mange et se taise », soutenait-il.
