Icône française, Brigitte Bardot était également une star internationale. L’une des premières même. Aussi, rien d’étonnant à voir les médias du monde entier rapporter sa disparition entre hommages et commentaires ce lundi.
Décédée à 91 ans, à l’aube ce dimanche dans sa célèbre résidence de La Madrague à Saint-Tropez, l’actrice de « Et Dieu… créa la femme » et du « Mépris » voit sa liberté, mais aussi ses zones d’ombre soulignées à l’étranger.
« Icône éternelle de la beauté au cinéma »
En Italie, c’est un « mythe national français, la seule de nos jours capable de réconcilier toutes les âmes querelleuses de la nation », qu’écrit l’agence de presse nationale Ansa pendant que La Répubblica évoque, lui, « une diva rebelle » qui « a choisi la liberté jusqu’au bout ».
Le Corriere della Serra salue une « icône éternelle de la beauté au cinéma » et évoque « la femme la plus désirée pendant au moins deux décennies », qui était « devenue une fervente défenseure des animaux ».
« Une femme qui aimait les animaux et méprisait l’humanité »
En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung préfère « oublier, même si cela peut être difficile, la Bardot politique des dernières années le temps de cette nécrologie », et « se souvenir de LA Bardot » à la place. Die Welt ne s’embarrasse pas des arrangements et commente : « Une femme qui aimait les animaux et méprisait l’humanité. »
Pas plus consensuel, le quotidien espagnol El Pais se souvient d’une « militante controversée » et d’une « muse de l’extrême droite » : « A sa manière, elle ne cachait rien. Ni les rides, ni son caractère de plus en plus radical ou ses convictions idéologiques, qu’elle évoquait par des euphémismes crûs. »
El Mundo, autre journal espagnol, compare Brigitte Bardot à Marilyn Monroe : « plus une star qu’une actrice ». Le quotidien rappelle également que le couple qu’elle formait avec Bernard d’Ormale, son dernier mari, militant du Front national et proche de Jean-Marie Le Pen, « avait toujours été les fers de lance de la famille Le Pen, soutenant les causes les plus controversées de leurs hommes politiques ». « Bardot n’a jamais mâché ses mots et a été condamnée à plusieurs reprises pour des propos racistes et antisémites », ajoute le quotidien espagnol.
« L’une des premières stars problématiques de l’époque moderne »
Pour la BBC, « BB » était « un cocktail français de charme félin et de sensualité continentale » qui « révolutionna le cinéma dans les années 1950 ». « Sa réputation a été ternie lorsqu’elle a proféré des insultes homophobes et a été condamnée à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale », explique le média britannique.
Retrouvez ici notre dossier consacré à Brigitte Bardot
Titrant sans équivoque « Du sex-appeal à l’extrême droite », le New York Times, estime que, loin d’être « une figure consensuelle », elle représente l’une des premières stars problématiques de l’époque moderne ». Le quotidien américain estime que, loin d’être « une figure consensuelle », elle représente l’une des premières stars problématiques de l’époque moderne ».
« Elle n’a d’ailleurs eu besoin de personne pour se faire cancel : d’une certaine manière, elle l’a fait elle-même, en quittant le cinéma en 1973 à 38 ans », critique même le journal.

