« On peut se plaindre de Motsepe le président de la Caf, c’est légitime parce que c’est lui le président. Mais sincèrement pour moi, cela ne me gêne pas tant que ça, car Motsepe est un homme d’affaires, et l’on pouvait donc comprendre que la CAF soit un tremplin qui lui ouvre de nouvelles portes pour faire prospérer ses affaires », analyse le journaliste Alain Denis Ikoul.
Pour lui, ce qui est très embêtant dans cette histoire est le silence des anciennes gloires africaines présentes à la Caf. « C’est curieux que des gens qui ont joué au football de très haut niveau, des gens à qui la Can a tout donné ou presque, soient aujourd’hui à des postes importants à la CAF, notamment au comité exécutif, et n’usent pas de leur influence pour protéger les intérêts du football africain », clame-t-il.
« Pire encore, ils sont silencieux et sont beaucoup plus prompts à faire amis-amis avec les dirigeants de la Fifa qui n’ont rien à cirer de l’Afrique si ce n’est de l’utiliser comme bétail électoral. Ces « légendes » africaines qui crient partout aimer l’Afrique, en réalité n’aiment pas le football africain, mais servent leur intérêts personnels et égoïstes », précise Alain Denis Ikoul.
De l’avis du rédacteur en chef du Magazine Cfoot, la Fifa a décidé que les clubs ne libèreraient les joueurs qu’à une semaine de la Can, on n’a entendu personne. « Aujourd’hui c’est la CAN que l’on ramène à une fréquence de 4 ans, Les légendes africaines du Comex de la CAF sont bouches cousues. Joseph Antoine Bell s’est ouvertement prononcé sur ce sujet et a dénoncé ce crime contre le football africain. D’autres légendes africaines sont silencieuses, et continuent de privilégier leurs amitiés avec les dirigeants du football mondial, qui les protègent. C’est triste ! », déplore-t-il.

