Pour Joseph Antoine Bell, la décision du ministre des Sports et de l’Éducation physique de ne pas s’opposer aux nouvelles orientations prises par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) peut ressembler à une « trêve ».
Toutefois, pour l’ancien portier de l’Olympique de Marseille et des Lions indomptables du Cameroun, c’est une situation qui ne lui semble pas favorables au football camerounais.
« Il y a une trêve mais je ne crois pas qu’elle soit favorable au football camerounais », a indiqué Joseph Antoine Bell au sujet de la situation actuelle entre la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et le ministère des Sports et de l’Éducation physique (Minsep).
Selon Joseph Antoine Bell, les limites des choix opérés par la fédération camerounaise de football vont être perceptibles très vite.
« Je pense plutôt que c’est la fin de la guerre qui est annoncée avec ce comportement. Parce qu’on va vite s’apercevoir de la limite des choix qui ont été faits. Vous savez, beaucoup de gens depuis Paris, Zurich ou Londres, jugent les Africains, parce que malheureusement on compare ce qui n’est pas comparable. Il faudra savoir qu’en Afrique, 9 fois sur 10, pour ne pas dire carrément 10 fois sur 10, vous n’aurez pas de fédération sans l’État. Quand un Fédération dit, non, laissez nous on va y aller tout seul, vous pouvez être sûr qu’elle va être en difficulté dès la première activité », a indiqué Joseph Antoine Bell.
« Je ne comprends pas qu’un homme d’affaire provoque son banquier. Je ne comprends pas que les Fédérations, en tout cas celles du Cameroun, ne puissent pas s’entendre avec l’État, qui est la finance », a ajouté Joseph Antoine Bell.

