- Beate a émigré d’Allemagne vers la Grèce il y a 16 ans. Là-bas, elle cherchait une vie plus simple.
- Au début, elle a trouvé de la chaleur en Crète, puis à Athènes, elle a été trahie et traquée.
- Elle met en garde les futurs émigrés contre les obstacles.
Beate (nom modifié) a émigré d’Allemagne en Grèce il y a 16 ans, à la recherche de plus d’humanité, de proximité et de contentement intérieur. Cette femme de 57 ans menait une vie confortable en Allemagne, avec un bon travail et une maison moderne, mais elle ne s’y sentait pas émotionnellement chez elle.
« J’ai remarqué que moins de luxe signifie pour moi plus de satisfaction »
Beate déclare : “Le mode de vie sobre et lointain en Allemagne me dérangeait. J’ai remarqué que moins de luxe signifiait pour moi plus de satisfaction.” En Crète en particulier, elle a d’abord trouvé exactement cela : de la chaleur, de la serviabilité et un fort sentiment de communauté. Des étrangers l’aidaient dans la vie quotidienne et son fils était chaleureusement accueilli à l’école malgré la barrière de la langue, comme l’explique la femme dans une interview à Focus.de.

Puis le déménagement vers la capitale grecque, Athènes. La situation changeait de plus en plus. La grande ville s’est révélée plus anonyme et les interactions souvent plus distantes. Beate a vécu des expériences douloureuses : elle a été exploitée émotionnellement et financièrement, volée par un ami proche et victime de harcèlement criminel – un cas qu’elle n’a pas pu signaler car l’agresseur travaillait pour la police. Ces expériences ont définitivement ébranlé sa confiance.
Beate met en garde les futurs émigrés
Aujourd’hui, Beate voit la Grèce différemment. Elle continue de valoriser la chaleur et l’humanité, mais met en garde contre le manque de sécurité sociale et les incertitudes juridiques. Comparée à l’Allemagne, elle ne dispose pas d’un filet de sécurité fonctionnel en cas de crise. Une tentative de retour en Allemagne a échoué en raison d’obstacles bureaucratiques : l’âge, l’absence de certificat de travail, la recherche d’un logement, d’une assurance maladie et d’un compte bancaire étaient des obstacles difficilement surmontables.
Avez-vous déjà pensé à émigrer à l’étranger ?
Malgré tout, Beate reste en Grèce – à cause de son fils et de son partenaire, pour qui le pays est devenu leur foyer. Elle ne regrette pas son émigration, mais elle regrette sa confiance initiale et sans limites. Elle conseille aux futurs émigrés de ne pas couper complètement les liens avec l’Allemagne et de mieux se protéger. La Grèce offre une qualité de vie, mais exige également prudence et responsabilité personnelle.
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