- L’Australie a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans.
- La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider est ouverte à une telle interdiction en Suisse.
- La Suisse porte la responsabilité de la protection des enfants.
L’Australie a interdit les réseaux sociaux aux enfants et aux jeunes de moins de 16 ans. Cette décision est dirigée contre des plateformes telles que Tiktok, Instagram et Snapchat et suscite une controverse internationale. Selon les autorités, l’objectif est de protéger les mineurs des contenus préjudiciables. Les critiques se concentrent particulièrement sur les réseaux sociaux aux flux très personnalisés.
La plateforme vidéo Tiktok est régulièrement évoquée dans ce contexte. Des études menées par les médias, les chercheurs et les régulateurs montrent que l’algorithme diffuse du contenu en fonction du comportement des utilisateurs. Selon ces rapports, les jeunes se laissent rapidement entraîner dans ce que l’on appelle les cycles thématiques. Les vidéos de comportements d’automutilation sont particulièrement fréquemment évoquées. Les services et autorités spécialisés notent que même de courtes interactions peuvent suffire pour que des contenus similaires soient affichés plus fréquemment. Tiktok rejette les allégations et fait référence à la modération et aux offres d’aide.
Baume-Schneider ouvert à l’interdiction des réseaux sociaux
En Suisse, la conseillère fédérale SP Elisabeth Baume-Schneider est ouverte à une interdiction des réseaux sociaux. Elle déclare dans une interview au « SonntagsBlick » que les enfants doivent être mieux protégés. Le Conseil fédéral travaille sur un rapport. Par ailleurs, une nouvelle loi visant à réglementer les plateformes est actuellement en consultation.
Le chef du Département fédéral de l’intérieur déclare : « Nous devons mieux protéger nos enfants. » Elle pointe des risques tels que les troubles de l’alimentation, l’apologie de la violence et la pédopornographie. Elle souligne également : « Les algorithmes peuvent accroître les effets négatifs. »

La Suisse porte la responsabilité de la protection des enfants
Elle fait clairement la distinction entre les tranches d’âge. « Les smartphones ne conviennent pas aux enfants », dit-elle. Mais pour les adolescents, ils sont souvent indispensables. Ce qui est crucial, c’est le soutien des parents et la façon dont ils interagissent dans la vie de tous les jours. Baume-Schneider poursuit en disant que cela n’aide pas si les parents émettent des interdictions mais restent constamment sur leur téléphone portable.
Le conseiller fédéral pose également la question de la responsabilité des plateformes. Elle dit que nous devons clarifier ce qui doit être réglementé exactement. Utilisation par des enfants, diffusion de contenus dangereux ou d’algorithmes ciblant spécifiquement la vulnérabilité des jeunes. Ces questions seront discutées plus en profondeur l’année prochaine.
La Suisse devrait-elle interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans ?
La loi fédérale sur les plateformes de communication est actuellement en consultation. Le Conseil fédéral veut renforcer la réglementation. Baume-Schneider souligne que la Suisse assume la responsabilité de la protection des enfants. Ce que voulaient les entreprises californiennes ou chinoises n’a pas d’importance.

Jonas Bucher est le co-responsable adjoint de Blattmacher du bureau d’information de 20 Minutes. Il travaille dans le milieu des médias depuis 25 ans et est toujours resté fidèle à 20 Minutes.
