- Davos renforce les contrôles sur les premiers logements.
- De nombreux appartements sont utilisés illégalement comme appartements de vacances.
- La municipalité prend systématiquement des mesures contre les fausses inscriptions ; des amendes ou des locations obligatoires pourraient être imposées.
La commune de Davos a considérablement renforcé les contrôles sur les premiers logements. Le contexte est clair : les nouvelles résidences secondaires sont interdites dans la station de vacances des Grisons et de nombreux appartements ne peuvent donc être utilisés que par des personnes résidant à Davos. Mais ce sont précisément ces règles qui semblent être contournées à maintes reprises, comme le signale désormais la municipalité.
Pour remédier à cela, Davos contrôle d’abord les logements systématiquement et individuellement. L’objectif est de garantir que l’espace de vie limité profite réellement à la population locale et ne soit pas utilisé illégalement comme résidence de vacances. La municipalité s’intéresse particulièrement aux appartements dans lesquels personne n’est inscrit depuis plus de six mois. En outre, il suit systématiquement les indications du public ou de l’administration.

Irrégularités suspectes
L’ampleur du problème est particulièrement évidente lors de la vérification d’immeubles entiers. Dans les immeubles individuels, jusqu’à 40 pour cent des premières habitations présentent des irrégularités suspectes et doivent être contrôlées de plus près. Dans de tels cas suspects, la communauté examine de plus près et clarifie les conditions de vie réelles des personnes concernées. En règle générale, les propriétaires sont consultés. Si les soupçons se confirment, la situation juridique doit être rétablie.
Cela peut avoir des conséquences notables : diverses mesures sont possibles, de l’interdiction d’usage au scellement de l’appartement jusqu’à la location forcée. Par ailleurs, la municipalité dépose une plainte pénale. Quiconque utilise illégalement une résidence principale risque une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans ou une amende. Dans certains cas, les enquêtes en cours ont conduit à relouer des appartements à des résidents locaux.
Que pensez-vous des mesures prises par des communes comme Davos contre les premières habitations illégalement utilisées ?
Diverses tentatives de solutions de contournement
La communauté est confrontée à plusieurs reprises à des tentatives pour contourner ce problème. Il s’agit souvent d’enregistrements fictifs dans lesquels des personnes déménagent officiellement à Davos, bien que leur vie quotidienne se déroule toujours dans l’Unterland. De plus en plus de couples mariés s’enregistrent dans des endroits différents sans que leurs conditions de vie aient changé – un abus manifeste. Une autre astuce consiste à enregistrer une société par actions ou une GmbH à l’adresse du domicile principal. Bien que cela soit légalement possible, cela ne remplit pas l’obligation d’avoir une résidence principale, car le seul facteur déterminant est les conditions de vie réelles.
Selon «Südostschweiz», la chef du département de construction immobilière de Davos, Valérie Favre Accola, avait déjà expliqué à propos des contrôles de l’été que les soupçons avaient été confirmés dans 15 cas et que la commune avait déposé des plaintes pénales correspondantes auprès du parquet des Grisons.
“Dans des cas individuels, il est évident que les enquêtes approfondies menées par la municipalité au cours de la procédure ont conduit à ce que le premier logement utilisé illégalement soit attribué à des résidents locaux. Le statut juridique peut être rétabli de manière simple et facile.”

Karin Leuthold (kle), née en 1968, travaille pour 20 Minuten depuis 2005 et travaille actuellement à la rédaction.