Le coup de filet, qui a notamment mobilisé des commandos du Raid, a permis l’interpellation d’un complice de ce fugitif, a ajouté le procureur, sans plus de détails.
Cet évadé, considéré comme « dangereux », n’est âgé que de 19 ans, mais il a déjà été condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment. Il se situe « dans le registre de la criminalité organisée », a récemment indiqué le parquet de Montbéliard (Doubs), qui instruit l’affaire contre lui.
Lui-même et une complice présumée de 25 ans sont présentés, ce dimanche, à un juge en vue de leur mise en examen pour « évasion en bande organisée et association de malfaiteurs » pour le détenu évadé et pour « complicité et association de malfaiteurs » pour la femme.
Une femme interpellée
Cette dernière avait été interpellée vendredi, ainsi que son compagnon de 22 ans qui a cependant été rapidement mis hors de cause et libéré.
La femme, qui fait partie de l’entourage du fugitif repris, « reconnaît avoir pris en charge deux personnes à Dijon mais sans savoir alors qu’ils étaient en état d’évasion », selon le procureur.
Elle a affirmé que « l’homme l’ayant appelée lui avait déclaré qu’il avait été libéré légalement de détention et qu’il était accompagné d’un ami ». Lors d’une perquisition à son domicile, des drones ont été découverts mais la mise en cause conteste qu’ils aient pu servir à des livraisons illicites en prison.
Le parquet a requis contre les deux personnes leur mise en examen ainsi que leur placement en détention provisoire.
Jeudi, tôt dans la matinée, les deux détenus s’étaient évadés de la maison d’arrêt de Dijon, un établissement vétuste, en sciant les barreaux de leur cellule avec une simple lame de scie à métaux, vraisemblablement livrée par drone.
