
Le climat préélectoral à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) continue de se tendre. Après l’annonce du rejet de sa candidature à la présidence et à l’Assemblée générale de l’instance, Georges Kalgong est sorti de son silence. Il a fermement contesté la décision de la Commission électorale et dénoncé ce qu’il qualifie de « dérives graves » dans la conduite du scrutin.
Dans son adresse, Georges Kalgong affirme avoir déposé un dossier « complet, conforme et dans les délais », rendant selon lui inexplicable son exclusion.
« Ma candidature, pourtant régulièrement déposée, n’a pas été retenue », regrette-t-il, tout en évoquant des irrégularités qui auraient jalonné l’examen des dossiers.
D’après lui, ce rejet ne serait pas seulement une atteinte à sa personne, mais un symptôme d’un dysfonctionnement beaucoup plus profond : « Ce que je dénonce aujourd’hui, c’est un processus électoral biaisé, caractérisé par des pratiques qui mettent en péril la transparence et l’intégrité de notre football. »
Le candidat recalé a longuement détaillé ce qu’il considère comme des violations des règles électorales, allant de décisions arbitraires à des interprétations controversées des textes. Selon lui, ces dérives risquent non seulement de fragiliser la légitimité du futur exécutif, mais également de creuser davantage les divisions au sein d’un football camerounais déjà marqué par de nombreuses crises internes.
Face à cette situation, Georges Kalgong a lancé un vibrant appel aux instances compétentes, notamment au ministère des Sports et aux organismes de régulation.
« Il est impératif que le statut consensuel de 2021 soit respecté », martèle-t-il, rappelant que ce texte avait été adopté pour renforcer la gouvernance du football camerounais et mettre fin aux contestations récurrentes.
Pour lui, il s’agit avant tout d’une question de justice et de responsabilité : « Le football camerounais, patrimoine de toute une nation, doit être géré avec équité, transparence et respect des règles. C’est à ce prix que nous pourrons préserver sa crédibilité et l’avenir de nos compétitions. »
Cette sortie médiatique intervient alors que plusieurs observateurs annoncent une élection sous haute tension, dans un contexte où les interprétations juridiques, les contestations et les rivalités internes continuent de se multiplier. Le rejet de la candidature de Georges Kalgong pourrait être un nouvel élément de discorde à ajouter à un processus électoral déjà fragile.
Reste à savoir si les autorités saisiront l’appel lancé et si les prochaines étapes permettront d’apaiser les inquiétudes exprimées par une frange du football camerounais.
