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Trump contre-attaque et s’en prend directement à Bill Clinton

Trump contre-attaque et s’en prend directement à Bill Clinton

Alors que ses propres liens avec Jeffrey Epstein refont surface, Donald Trump tente de renverser la pression politique. Vendredi, le président américain a annoncé sur Truth Social qu’il demandait au ministère de la Justice et au FBI d’ouvrir une enquête visant notamment Bill Clinton, l’ancien secrétaire d’Etat au trésor Larry Summers, l’investisseur Reid Hoffman, JPMorgan Chase et « beaucoup d’autres personnes et institutions ». Selon lui, « les dossiers montrent que ces hommes […] ont passé beaucoup de temps avec Jeffrey Epstein », avance-t-il.

La ministre de la Justice Pam Bondi a rapidement confirmé sur X que ses services agiraient « avec diligence et honnêteté pour donner des réponses au peuple américain ». Elle a confié le dossier à Jay Clayton, ancien patron de la SEC nommé procureur par Donald Trump. Une décision qui surprend, puisque le ministère de la Justice et le FBI avaient déclaré en juillet ne « pas avoir découvert de preuves » permettant d’ouvrir des poursuites contre des personnes jusqu’ici non inquiétées.

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Les démocrates et la « supercherie Epstein »

Ce revirement intervient alors que la base « MAGA » exprime depuis des mois sa colère face à la décision des autorités de ne pas dévoiler les fameux « Epstein files ». Donald Trump, qui avait promis des révélations fracassantes durant la campagne, cherche désormais à contenir la publication de documents que certains élus républicains veulent rendre publics. Il fustige ces parlementaires qu’il décrit comme « ramollis et idiots », accusant les démocrates de promouvoir une « supercherie Epstein ».

La controverse a été ravivée cette semaine par la diffusion de nouveaux e-mails du financier, dévoilés par des élus démocrates. Ces courriers affirment que Donald Trump « savait à propos des filles » et qu’il aurait « passé plusieurs heures » avec l’une d’entre elles. D’autres échanges montrent la proximité entre Jeffrey Epstein et Larry Summers, qui lui écrivait en 2017 : « Comment ça va la vie fortunée et dissolue ? » tandis que Jeffrey Epstein lui promettait des « histoires folles sur Washington » lors de leur prochaine rencontre.

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Une proposition de loi pour la publication de documents

L’ombre de Bill Clinton ressurgit elle aussi, l’ancien président ayant fréquenté Jeffrey Epstein dans les années 1990 et 2000. Quant à JPMorgan Chase, longtemps critiquée pour son rôle dans la gestion des fonds du financier, la banque rappelle regretter ses liens passés. « Nous ne l’avons pas aidé à commettre ses actions odieuses ». En 2023, elle avait accepté de verser 290 millions de dollars à des victimes présumées afin d’éviter un procès retentissant.

Notre dossier sur l’affaire Epstein

Les bureaux de Larry Summers et Bill Clinton, sollicités, n’avaient pas encore réagi. Alors que la Chambre des représentants doit examiner la semaine prochaine une proposition de loi visant à forcer la publication des documents du ministère de la Justice, l’affaire Epstein s’impose de nouveau au cœur de l’affrontement politique américain.

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