
Sa patientèle a été reprise par un autre médecin généraliste, et lui a dévissé sa plaque discrètement. Depuis le 1er novembre, ce généraliste du quartier des Fontenelles à Saint-Malo n’exerce plus. En mai dernier, le professionnel de santé a été condamné à une année de suspension d’activité par la chambre disciplinaire du conseil de l’ordre national des médecins pour de « graves manquements ».
Un an de suspension et six mois de sursis
Confirmant la décision de la chambre départementale de l’Ordre des médecins, la chambre disciplinaire du conseil national reproche au généraliste une « méconnaissance de ses obligations déontologiques ». Dans un délibéré que Le Télégramme a pu consulter, la chambre lui reproche par ailleurs un manque de « moralité, de probité » allant jusqu’à la « fraude, l’abus de cotation, indication inexacte des honoraires perçus ».
La chambre disciplinaire constate que ce médecin a eu des relations intimes consenties avec deux de ses patientes. Ce qui est interdit. Si une relation amoureuse peut naître entre un médecin et un de ses patients, alors le professionnel ne peut plus exercer son métier avec ce patient.
Jusqu’à novembre 2026
De plus, la chambre reproche au professionnel de santé d’avoir, à plusieurs reprises, eu des relations lors de consultations qui étaient facturées et soumises à remboursement de la part de la Sécurité sociale. Contactée, l’avocate du médecin n’a pas contesté les faits. « Mon client ne se pourvoira pas en cassation. Cela fait tellement longtemps que cette histoire dure qu’il souhaite tourner la page. »
La chambre disciplinaire nationale explique que deux décisions distinctes ont été rendues. Pour chacune, le médecin écope de 9 mois d’interdiction d’exercice de la médecine dont 3 mois assortis du sursis. Ce dernier est donc suspendu à compter du 1er novembre 2025 et jusqu’au 31 octobre 2026.