Le Cameroun est en ébullition après les révélations explosives autour du commissaire Josué Ossomo, désormais surnommé « le roi des sextapes ». Alors que l’affaire Balthazar paraissait déjà hors norme, Ossomo surclasse tous les scandales connus : plus de 1 500 femmes filmées à leur insu sur une période de dix ans.
Ce haut gradé de la police, neveu de Maxime Eko Eko (ex-patron de la DGRE), est accusé d’avoir mis en place un réseau de prédation tentaculaire. Affecté dans plusieurs villes – Douala, Yaoundé, Bafoussam – il aurait entretenu des relations intimes avec des femmes de tous horizons : politiques, policières, magistrates, étudiantes, femmes mariées, veuves, et même proches de ses collègues.
Toujours avec la même méthode : alcool, manipulation psychologique, rapports filmés avec ou sans consentement. Plusieurs témoins affirment qu’il exigeait systématiquement de filmer l’acte, sous couvert de fantasme.
Des noms connus émergent : la maire de Douala II, Denise Fampou ; Christelle Eboa, officier de police déjà au cœur d’un autre scandale viral ; Catherine Eyong, commissaire principale ; ou encore des femmes issues de la diaspora camerounaise au Canada. Certaines vidéos auraient été tournées dans des bureaux de l’État.
Ossomo, marié depuis 25 ans, affiche ses maîtresses au grand jour, tandis que son épouse s’est réfugiée dans les églises de réveil.
Lors de son audition, il a reconnu avoir filmé ses partenaires, mais refuse de livrer ses appareils, craignant “des morts dans plusieurs foyers”. Son disque dur personnel serait une véritable bombe sexuelle à retardement.
Un scandale d’ampleur nationale, qui interroge sur les complicités et l’impunité au sommet de l’appareil sécuritaire camerounais.
Source : Paul Chouta


