Une profonde tristesse secoue la Marine nationale. Plus de 24 heures après sa chute en mer, l’espoir de retrouver vivant le second maître Léo Soulas s’est définitivement éteint. Ce vendredi matin, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a annoncé sur X (ex-Twitter) que les recherches étaient désormais interrompues : « Très vive émotion […] l’espoir de secourir le second maître Léo Soulas est désormais nul. »
L’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine, a confirmé que les moyens déployés — plusieurs bâtiments et aéronefs — n’ont malheureusement pas permis de localiser le marin.
Léo Soulas servait à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle et avait été détaché sur la frégate Forbin, chargée de protéger le bâtiment amiral du groupe aéronaval (GAN). C’est lors d’un transit retour vers Toulon, à environ 280 kilomètres au sud des côtes françaises, que sa disparition a été constatée.
Le GAN, composé du Charles-de-Gaulle, d’un ravitailleur, de trois frégates et d’un sous-marin nucléaire d’attaque, rentrait d’une mission de plusieurs mois baptisée Clémenceau 25, qui l’avait mené jusqu’à l’est des Philippines.
À bord des navires, comme à terre, c’est l’incompréhension et le chagrin. Léo Soulas, marin engagé et dévoué, servait la France en mer. Sa disparition laisse un vide immense.