Philippe Marin, 55 ans, a été condamné cette semaine à 30 ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises de la Dordogne pour le meurtre brutal de son épouse, Nadia Nay. La peine est assortie d’une période de sûreté de 15 ans. Il a désormais 10 jours pour faire appel.
Le 30 août 2022, le corps sans vie de Nadia Nay, 52 ans, avait été découvert dans le lit conjugal, poignardé à 21 reprises. Son mari, ancien gendarme, avait rapidement pris la fuite avant d’être interpellé quelques heures plus tard.
L’histoire de Nadia Nay est marquée par la souffrance. Abandonnée par sa mère, placée en famille d’accueil, elle avait subi des violences dans son adolescence. La tragédie a continué à la poursuivre : son frère et sa sœur se sont suicidés, et elle a perdu sa petite-fille dans un accident de la route.
Avec Philippe Marin, elle vivait depuis six ans une relation complexe. Leur mariage avait été rapide, et Nadia Nay exerçait l’activité d’escort-girl, un choix qui, en apparence, était accepté par le couple et leur assurait un train de vie confortable.
Lors de son procès, Philippe Marin a décrit son épouse comme une femme alcoolique et violente, affirmant qu’il était sous son emprise. La justice, elle, a vu dans ses actes une violence inexcusable.
Derrière ce drame, c’est une histoire de blessures profondes et d’un amour qui a viré au cauchemar.