“Un ancien chirurgien français accepte enfin de confesser certains viols lors de son procès pour abus systématiques”

Écrit par
François Xavier
Journaliste – Actualité People François Xavier couvre l'actualité des personnalités publiques, du cinéma, de la télévision et du show-business. Il s'intéresse particulièrement aux grandes tendances médiatiques...
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Réécris ce texte avec un ton humain et un titre piquant

L’ancien chirurgien français Joël Le Scouarnec, jugé pour des agressions sexuelles sur près de 300 patients, principalement des enfants, a déclaré lundi qu’il était « prêt à avouer » certains viols.

« J’en ai fini avec le mensonge », a-t-il lancé devant la cour de Vannes, où se déroule l’un des plus grands procès pour abus sexuels de l’histoire de la France.

Des dizaines d’années d’abus sous silence Âgé de 74 ans, Le Scouarnec est accusé d’avoir agressé ou violé 299 patients, dont 256 mineurs, entre 1989 et 2014, dans une douzaine d’hôpitaux.

Ses victimes allaient d’un an à 70 ans, et la plupart des agressions auraient eu lieu alors qu’elles étaient en phase de réveil après une anesthésie ou lors de visites post-opératoires.

Face aux preuves accablantes, l’ex-médecin a finalement cédé :

« Aujourd’hui, je me sens prêt à reconnaître certains viols que j’ai voulu cacher, nier. Je suis prêt à les avouer. J’en ai fini avec le mensonge. »

Cette déclaration a suivi le témoignage d’un enquêteur qui a révélé l’existence de carnets détaillés, où le chirurgien consignait méthodiquement ses agressions.

Un prédateur qui a échappé à la justice pendant des décennies Lors de l’instruction, Le Scouarnec avait déjà reconnu avoir violé de jeunes garçons sous prétexte d’examens rectaux.

Concernant les filles, il avait admis les agressions sexuelles, mais qualifiait ses récits écrits de viols de « fantasmes » ou d’ »exagérations ».

L’affaire soulève une question glaçante : comment un tel prédateur a-t-il pu sévir aussi longtemps sans être inquiété ?

Malgré une condamnation en 2005 pour possession d’images pédopornographiques, aucune enquête plus large n’avait été menée. Certains collègues avaient pourtant signalé des comportements suspects, sans que cela ne mène à des poursuites.

Le Scouarnec a pu continuer à opérer jusqu’à sa retraite en 2017. C’est une fillette de six ans, qui l’accusait de viol, qui a finalement déclenché l’enquête ayant révélé l’ampleur de ses crimes. Sur ses ordinateurs, la police a découvert des carnets manuscrits détaillant les abus qu’il avait commis sur ses patients.

Un monstre assumé En 2020, Le Scouarnec a été condamné pour les abus de quatre enfants, dont la petite fille à l’origine de l’enquête et deux de ses nièces.

Dans ses carnets, il se décrit lui-même comme « un grand pervers » et « un pédophile ».

Les enquêteurs ont également saisi environ 30 000 images et vidéos pédopornographiques sur ses disques durs.

Mais l’horreur ne s’arrête pas là. Lundi, le tribunal a appris qu’il possédait également des vidéos « d’une extrême violence », montrant notamment des pendaisons, des décapitations et des actes de cruauté envers des animaux.

« Il regardait des images insoutenables », a déclaré un enquêteur devant la cour.

Une famille brisée Le Scouarnec est resté voûté dans le box des accusés, la tête baissée, cachée sous ses cheveux blancs.

Vendredi dernier, il avait fait un nouvel aveu glaçant : il a abusé de sa propre petite-fille de 12 ans, en présence de son fils aîné, qui assistait à l’audience.

Un procès terrifiant, qui met en lumière les failles d’un système ayant permis à un criminel d’opérer impunément pendant des décennies.

 

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