
Des inscriptions racistes, parfois accompagnées de croix latines et de messages pro-RN, ont été découvertes, ce vendredi matin, en différents endroits de l’agglomération lamballaise, tout au long de la RD786 : sur la salle des fêtes de Planguenoual, sur le muret d’une entreprise de chauffage à Morieux, sur les murs d’une maison particulière aux Ponts Neufs ou encore sur un transformateur EDF à Saint-Alban, mais aussi à Hillion.
« J’ai découvert ça ce matin, à 8 h, je suis bien dégoûté », témoigne le chauffagiste Olivier Benoît, dont l’entreprise a été prise pour cible pour la seconde fois en quelques mois. « La première fois, c’était uniquement des messages de soutien à Marine Le Pen. J’avais tout repeint », relate l’artisan qui a été déposé plainte à la gendarmerie.
Enquêtes de voisinage et investigations en police technique et scientifique
La brigade de Pléneuf-Val-André a été chargée de l’affaire. Ce vendredi, les gendarmes ont procédé à des constatations, des enquêtes de voisinage mais aussi des investigations en police technique et scientifique au niveau des tags, en attendant la possible exploitation d’enregistrements vidéo.
« J’espère que ce sont des actes isolés. Il ne faut pas leur donner trop d’importance. Mais il faut surtout enlever ça au plus vite. C’est innommable », déplore Alain Gouézin, le maire délégué de Planguenoual pour qui les auteurs des tags n’ont pas frappé au hasard. « Ils veulent être vus. En moyenne, 11 000 véhicules par jour empruntent cette route. »
La mairie « condamne fermement des actes intolérables »
De son côté, la mairie de Lamballe a communiqué, en fin de journée, via sa page Facebook, condamnant « fermement ces actes intolérables », tout en précisant qu’un dépôt de plainte est en cours. « Les équipes techniques pourront ensuite intervenir, afin d’effacer ces inscriptions au plus vite. »
Candidat déclaré aux élections municipales de mars prochain, le socialiste Antoine Ravard a, lui, fait part de son « effroi », appelant « l’ensemble des candidats républicains à condamner l’extrême droite violente avec la plus grande fermeté ». De son côté, le chef de file de la droite lamballaise, Stéphane de Sallier Dupin, a exposé que « toute atteinte ou dégradation du bien d’autrui, qu’il s’agisse d’un bien public ou privé, n’est pas tolérable et appelle une sanction rapide et exécutée ».