Depuis, la ligne a été suspendue, elle l’est toujours, les rues adjacentes ont été barrées et un arrêté municipal porte interdiction d’habiter dans la maison qui se trouve juste au-dessus, considérant l’état de fragilité de l’immeuble « dont la structure a été affectée par l’éboulement sous les fondations de la maison ». Décision a été prise de laisser faire la nature. Jeudi 12 février, des investigations ont été conduites et des expertises complémentaires sont également en cours. Elles se poursuivront jusqu’à la semaine prochaine. Une réunion était aussi programmée ce jeudi 12 février en préfecture.
Contacté, le propriétaire de la maison sous le coup de l’arrêté ne se faisait guère d’illusion sur le dénouement de ce dossier. « Cela risque d’être long », prophétise-t-il. Avec sa femme et leurs deux enfants, ils ont quitté Paris en 2021 après le Covid pour venir s’installer à Quimper. Ravis de l’achat de cette maison de centre-ville. Deux maisons en fait, qui ont été collées. Et c’est la partie du n°10 qui est en danger. « La proximité de la voie ferrée n’était ni un frein, ni dérangeante, poursuit-il. Et on ne nous avait rien signalé à l’achat, aucun élément ne laissait penser qu’il pouvait y avoir un danger ».
« C’est surtout pour nos enfants que c’est traumatisant »
La surprise a donc été totale lorsqu’ils ont été contactés par les secours. « Nous étions tous deux en déplacement. Elle est revenue spécialement de Paris plus tôt en urgence et a pu aller récupérer quelques affaires rapidement, le chat aussi. Maintenant nous n’avons plus accès du tout à notre maison. Nous sommes relogés chez de la famille sur Quimper, mais la situation est précaire. Et c’est surtout pour nos enfants de 5 et 6 ans que c’est traumatisant. Il a fallu leur expliquer la situation, pour qu’ils comprennent pourquoi on n’est pas dans la maison ».
Le Quimpérois n’évoque aucun signe avant coureur. « Rien du tout, nous ignorions complètement qu’il y avait un risque comme celui-là. Nous n’avions pas eu d’éboulements avant, mais peut-être de l’autre côté, côté passage piétons. Notre côté était bien entretenu. On l’aime bien notre maison, conclut-il, on a envie qu’elle tienne et qu’elle soit réparée. Nous voulons rester ».