
Un Brestois de 39 ans a comparu ce mardi 23 décembre 2025 devant le tribunal judiciaire de Brest. Il était reproché à ce Brestois, maintenu en détention provisoire depuis début novembre, une série de faits mêlant violences conjugales, menaces à la machette et infractions routières. À l’audience, le tribunal a dû démêler trois dossiers et la parole constamment contestataire du prévenu.
Le dossier du prévenu s’est ouvert comme un empilement de faits et de dates. Ce trentenaire a été jugé pour violences conjugales en récidive, violences avec arme, dégradations, mais aussi pour conduite sans permis, sous stupéfiants et sans assurance. Trois dossiers, une même impression de débordement.
« Je n’ai rien fait à ces gens »
Dans le box, l’homme est apparu détendu, presque sûr de lui. Il lui était reproché d’avoir, le 1er novembre, dans une rue du bas de Recouvrance, menacé trois voisins avec une machette, brisé la vitre d’un fourgon et poursuivi les victimes.
Invité à prendre la parole ce mardi, il a nié. « Je n’ai rien fait à ces gens », a-t-il affirmé, dénonçant ce qui lui semble un acharnement et accusant le tribunal de vouloir « montrer sa suprématie ». La présidente l’a recadré : « Vous faites des procès en racisme à tout le monde. » Les plaignants ont décrit une peur durable. « On ne veut plus revenir dans ce quartier », a confié l’un d’eux. Témoignages et vidéos concordaient, malgré l’absence de saisie de l’arme.
« Un foisonnement d’infractions et une négation obstinée »
Autre volet, tout aussi lourd : les violences conjugales du 4 janvier 2025. Son ex-compagne a évoqué une scène de terreur et des traces constatées aux urgences. Le prévenu a minimisé ses gestes. Son casier judiciaire, nourri d’une dizaine de condamnations depuis 2013, dessine pourtant une trajectoire violente. Le procureur a résumé : « Un foisonnement d’infractions et une négation obstinée. »
Le tribunal a déclaré Roland Coueta coupable, et l’a condamné à dix-huit mois d’emprisonnement, avec maintien en détention et interdiction de contact avec plusieurs victimes. Dans le silence de la salle, la décision a sonné comme un coup d’arrêt à une spirale de faits délictueux.