Macron rattrapé par son “For sure” : un lycéen lui fait la pique parfaite, le président admet s’être fait “casser”

Emilie Delacrouz
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Un simple échange avec des lycéens, une réplique en deux mots, et une salle qui explose de rire. Emmanuel Macron ne l’a pas vu venir.

Ce jeudi 16 avril, Emmanuel Macron était en déplacement à la Cité internationale de la langue française, au château de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne. Mission du jour : encourager les jeunes à lire, à se reconnecter à la langue, à décrocher un peu des réseaux sociaux. Un moment institutionnel, plutôt classique en apparence. Jusqu’à ce qu’un lycéen décide de tout faire basculer.

Deux mots, et toute la salle s’emballe

Le président explique qu’il lit principalement en français, tout en étant capable de lire en anglais. Rien d’extraordinaire. Mais au moment précis où il finit sa phrase, un élève lâche un “For sure” bien senti, en pleine salle.

C’est une référence directe à ce moment devenu culte depuis janvier dernier. À Davos, lunettes de soleil sur le nez, Macron avait utilisé cette expression dans un discours, et la séquence avait immédiatement envahi les réseaux sociaux sous forme de mèmes, de parodies, de remixes en tout genre. Ce “For sure” lui colle à la peau depuis.

Ce jour-là à Villers-Cotterêts, la réplique fait mouche. La salle éclate. Certains élèves lâchent même un “wow”, visiblement soufflés par le culot de leur camarade. Et Macron ? Il accuse le coup avec le sourire, lève la main, et reconnaît lui-même s’être fait “casser”. Sans perdre contenance, il reprend tranquillement la parole.

“J’étais obligé”, assume l’étudiant

Le lycéen, visiblement fier de son coup, justifie son geste avec trois mots. “J’étais obligé.”

Difficile de lui donner tort. La séquence est spontanée, légère, presque désarmante. Et dans un contexte d’actualité particulièrement tendu sur le plan international, ce moment inattendu tranche avec le reste.

Un buzz qui lui échappe complètement, et qu’il assume

Ce n’est pas la première fois que Macron se retrouve rattrapé par ce “For sure”. Quelques semaines après Davos, interrogé par Brut sur le phénomène, il avait répondu avec une certaine philosophie. “Je vis ça de manière très sympa et très détendue.”

Avant d’ajouter quelque chose qui résume assez bien la logique du buzz à l’ère des réseaux sociaux. “Ce n’est pas vous qui décidez. Ce sont les gens.”

Et les gens, manifestement, n’ont pas fini d’en parler. À Villers-Cotterêts, un simple lycéen vient de le lui rappeler avec un timing parfait.

Pendant ce temps, une actualité internationale sous haute tension

La parenthèse amusante ne dure pas. Ce vendredi 17 avril, Macron se retrouve face à des sujets autrement plus lourds. Il prend position sur le cessez-le-feu entre Israël et le Liban, annoncé la veille par Donald Trump. Une trêve de dix jours, fragile, que le président français regarde avec inquiétude.

Sur X, il publie un message qui ne laisse aucune place à l’ambiguïté. “Le Hezbollah doit renoncer aux armes. Israël doit respecter la souveraineté libanaise et arrêter la guerre.”

Des violations du cessez-le-feu ont déjà été signalées sur le terrain. Le Hezbollah affirme garder “le doigt sur la gâchette”. Et à Paris, plusieurs dirigeants européens se réunissent pour sécuriser le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial.

Entre géopolitique explosive et pique lycéenne bien envoyée, Macron aura décidément tout vécu en deux jours.

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