Donald Trump ne recule devant rien. Samedi 11 avril 2026, le président des États-Unis s’en est pris à une journaliste en pleine conférence de presse informelle sur la pelouse de la Maison-Blanche, dans un échange qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux.
Une question sur l’Iran qui fait tout basculer
Tout commence en fin d’après-midi, vers 17h00, heure de la côte Est. Trump s’adresse à plusieurs journalistes qui l’attendent à l’extérieur de la Maison-Blanche, quand l’une d’elles lui pose une question sur les raisons pour lesquelles le détroit d’Ormuz n’est pas encore ouvert.
La réaction du président est immédiate, et sans détour. “Vous ne savez rien”, lui lance-t-il, avant de lui demander pour quel média elle travaille. Elle répond NBC. Réponse de Trump : “fake news”.
Trump annonce une victoire totale contre l’Iran
Le président n’en reste pas là. Il affirme que les États-Unis ont complètement défait la marine iranienne, coulant plus de 150 navires. Il ajoute que l’Iran n’a plus ni radar, ni force aérienne, et que l’Ayatollah Ali Khamenei est mort. Une victoire totale et absolue, selon lui.
Le problème, c’est que la réalité est un peu plus nuancée. Le détroit d’Ormuz n’est effectivement pas encore ouvert, des rapports faisant état du fait que l’Iran ne retrouve pas les mines qu’il a posées dans l’eau pour le fermer.
Des négociations de paix en cours au Pakistan
En coulisses, la situation diplomatique est beaucoup plus complexe que la victoire triomphale décrite par Trump. Des responsables américains et iraniens se rencontrent au Pakistan pour discuter d’un cessez-le-feu, dans le cadre d’un conflit qui a éclaté fin février. Le vice-président J.D. Vance dirige la délégation américaine. Selon NBC News, ces pourparlers avaient déjà atteint 15 heures consécutives à Islamabad.
Malgré ces négociations, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tenu à faire savoir que la campagne de son pays contre l’Iran n’était en aucun cas terminée.
Ce n’est pas la première fois
L’épisode rappelle un autre incident survenu en novembre 2025. Ce n’est clairement pas la première fois que Trump s’en prend durement à un journaliste, même si c’est loin d’être aussi virulent que lorsqu’il avait traité une journaliste de “cochon” à bord d’Air Force One après une question sur l’affaire Epstein.
La séquence du 11 avril a déjà été largement partagée en ligne. Elle cristallise, une fois de plus, les tensions permanentes entre l’administration Trump et une partie de la presse américaine, dans un contexte géopolitique particulièrement tendu au Moyen-Orient.
