
L’affaire des phoques décapités à Concarneau a connu un nouvel épisode judiciaire, ce vendredi 27 mars 2026. Sept ans après la décapitation de deux phoques gris à Concarneau, l’affaire devait être rejugée par la cour d’appel de Rennes. En octobre 2020, le tribunal judiciaire de Quimper avait condamné deux hommes, un patron et son matelot, à une peine de 1 500 euros d’amende chacun. En janvier 2022, le patron avait été partiellement relaxé par la cour d’appel de Rennes et sa peine réduite à 600 euros d’amende.
Une douzaine d’associations s’étaient, par ailleurs, portées parties civiles et avaient obtenu des dommages et intérêts. Les estimant « insuffisants au regard de la gravité des faits », deux associations pour la défense des animaux, la SPA et l’association Stéphane Lamart, ont interjeté appel. Ce vendredi, le procès en appel a finalement été renvoyé au 23 octobre 2026. Les plaignants n’avaient pas transmis les écritures à la partie adverse.
Un pêcheur voulait naturaliser les têtes
Cette affaire avait eu un fort retentissement à Concarneau. Le 23 février 2019, une tête de phoque gris avait été retrouvée au niveau de la digue du port de la commune du sud Finistère. Un mois plus tard, le cadavre d’un autre phoque décapité avait été découvert sur une plage à Trégunc. L’auteur des faits, le matelot d’un fileyeur concarnois, souhaitait naturaliser les têtes des animaux. Le patron du bateau s’était, quant à lui, vu reprocher la non-déclaration de captures d’une espèce protégée.