Les astronautes d’Artemis 2 devraient enfin partir vers la Lune. La Nasa a annoncé jeudi soir être « en bonne voie » pour un lancement de la très attendue mission habitée le 1er avril (le 2 avril à 00h24 en France). Une décision qui intervient après de nombreux reports liés à divers problèmes techniques. Le dernier en date, rencontré fin février dans un flux d’hélium dans l’un des étages de la fusée, avait conduit l’agence spatiale américaine à ramener le lanceur dans son hangar pour y effectuer les réparations nécessaires. Ces opérations avaient exclu tout décollage en mars.
Ce problème résolu, la procédure de revue d’aptitude au vol menée mercredi a permis d’obtenir le feu vert des équipes de la Nasa pour un lancement dès la première fenêtre possible au mois d’avril, le 1er à 18h24. La fusée SLS et la capsule Orion devraient reprendre le chemin du pas de tir le 19 mars, sous réserve que les travaux y soient terminés, précise l’agence spatiale.
Une date de lancement possible rajoutée
Contrairement à son habitude, la Nasa n’effectuera pas de répétition générale du décollage en amont du lancement. C’est grâce à ce procédé que divers problèmes techniques sur la fusée avaient été découverts depuis début février. Pointant le fait que ce grand test a déjà été réalisé deux fois ces dernières semaines, Lori Glaze, haute responsable de l’agence, a déclaré que les équipes ne pensaient pas qu’un nouveau remplissage des réservoirs apporterait « grand-chose de plus ».
La Nasa a également annoncérajouter une date supplémentaire de lancement possible en avril, le jeudi 2, en plus des cinq déjà prévues début avril. L’agence spatiale a néanmoins prévenu qu’elle ne pourrait pas tenter un décollage chacun de ces jours et que seules quatre occasions seraient en réalité possibles au « cours de cette période ». Une septième fenêtre, le 30 avril, est également prévue.
Si ces dates en avril deviennent trop contraignantes pour la Nasa, celle-ci « reconsidérera » le calendrier, mais l’agence se dit « pleinement concentrée sur avril ».
En attendant le jour J, l’équipage, constitué des astronautes américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch et de leur homologue canadien Jeremy Hansen, est « prêt ». Et on les comprend : ils seront les premiers êtres humains à voyager jusqu’à la Lune – ils n’en feront que le tour – depuis la dernière mission Apollo, en 1972. Une mission capitale, alors que La Nasa a annoncé fin février ajouter une mission habitée avant l’envoi d’astronautes sur la surface lunaire, prévu pour 2028.