La campagne municipale à Brest ne se durcit pas uniquement dans le ton des communiqués émis par les différentes listes ces derniers jours. Ce lundi 9 mars 2026, la liste Brest en commun, menée par Réza Salami, dénonce ainsi l’agression dont a été victime l’une de ses militantes alors qu’elle collait des affiches à proximité de la pépinière d’entreprises, à proximité de Penn -ar-C’hleuz, aux alentours de 18 h.
« Insultée et menacée »
« Notre jeune militante était seule. Quatre ou cinq gars, capuche sur la tête et visage en partie dissimulé, sont venus à son contact. Ils l’ont copieusement insultée et menacée physiquement », résume Jean-Charles Larsonneur pour la liste Brest en commun. « Elle n’a pas été frappée, mais ils l’ont obligée à ouvrir son coffre et vider son matériel de campagne, qu’ils ont aussitôt incendié. On ne sait pas ce qu’il se serait passé si elle ne s’était pas exécutée… Ces individus semblaient manifestement habitués à ce type de méthodes d’intimidation », décrit l’ancien député.
La victime a déposé plainte ce lundi 9 mars au commissariat, accompagnée du candidat Réza Salami. Ce dernier dénonce « un incident grave qui s’inscrit dans une série de faits préoccupants observés depuis le début de la campagne : arrachage d’affiches, insultes envers des militants et dégradations de matériel ».
Salami appelle à une condamnation unanime
« La démocratie locale doit rester un espace de débat et de confrontation d’idées. Les méthodes d’intimidation et de violence n’ont pas leur place dans une campagne municipale », affirme ce lundi l’ancien député Jean-Charles Larsonneur.
En attendant les résultats de l’enquête de police ouverte ce lundi, la liste Brest en commun appelle « solennellement l’ensemble des acteurs engagés dans cette campagne à condamner clairement ces pratiques et à veiller collectivement au respect du débat démocratique ».