Une mère et une grand-mère condamnées pour avoir abandonné deux bébés dans un sac de courses

Écrit par
François Xavier
Journaliste – Actualité People François Xavier couvre l'actualité des personnalités publiques, du cinéma, de la télévision et du show-business. Il s'intéresse particulièrement aux grandes tendances médiatiques...
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La cour d’assises de Côte-d’Or a condamné, vendredi 6 mars, une mère et sa propre mère pour avoir abandonné deux nourrissons prématurés après un accouchement survenu en mai 2020 à Dijon. L’un des bébés est mort tandis que l’autre a survécu.

Sabrina Boulsas, aujourd’hui âgée de 26 ans, a été condamnée à six ans de prison et sa mère Zara Nacir, 44 ans, anciennement appelée Christelle Balloux, à dix ans d’emprisonnement. Les jurés ont estimé qu’elles n’avaient « pas prodigué les soins nécessaires » aux jumelles nées très prématurément dans la nuit du 23 au 24 mai 2020, chacune pesant moins de 800 grammes.

« Gestes maternels » et « honte »

Les deux femmes étaient initialement poursuivies pour « meurtre et tentative ». Les jurés ont finalement retenu la qualification de « privation de soins ayant entraîné la mort » ou ayant « compromis la santé », a indiqué la présidente de la cour Anne-Sophie Martinet. L’une des deux grandes prématurées a toutefois survécu.

Au cours du procès, l’avocat général David Dufour avait requis quinze ans de prison contre la grand-mère et six ans contre la mère. Il avait reconnu que Sabrina Boulsas avait eu des « gestes maternels » en enveloppant ses bébés dans des vêtements après l’accouchement, mais estimait que la grand-mère lui avait demandé de « se débarrasser des enfants » par « honte » et par « crainte de perdre son conjoint ».

La mère jugée plus durement que sa fille

La cour a retenu pour la jeune mère la circonstance atténuante d’avoir agi sous « la crainte avérée de la réaction de son père » adoptif, décrit comme un homme aux principes religieux stricts. A l’inverse, les jurés ont jugé plus sévèrement Zara Nacir, qui « n’a pas mentionné l’existence des bébés » aux secours ni aux médecins lorsqu’elle s’est présentée à l’hôpital en évoquant une « fausse couche ».

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La grand-mère aurait « emmailloté totalement » les nourrissons « pour ne pas qu’ils respirent » avant de les placer dans un tote-bag glissé dans un sac plastique, puis d’appeler les pompiers « plus d’une heure » après la naissance. Pour la partie civile, les enfants « ont été traités comme des déchets ». La défense a contesté toute intention criminelle, affirmant qu’« il n’y a pas eu d’intention de tuer » et décrivant Sabrina Boulsas comme une « jeune femme fragile, immature dépendante à sa mère » qui « n’a pas de capacité à réagir » lorsqu’on « lui impose le silence ».

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Journaliste – Actualité People François Xavier couvre l'actualité des personnalités publiques, du cinéma, de la télévision et du show-business. Il s'intéresse particulièrement aux grandes tendances médiatiques ainsi qu'aux événements qui alimentent les conversations sur les plateformes numériques. Son approche privilégie une information précise, vérifiée et rédigée dans un style clair afin de permettre aux lecteurs de comprendre rapidement les faits essentiels. Domaines d'expertise : Actualité people, médias, culture, célébrités, divertissement.
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