Nouvelle sortie musclée de Samuel Eto’o. Fidèle à son franc-parler, le président de la Fédération camerounaise de football n’a pas mâché ses mots lors d’un récent entretien, livrant une réflexion percutante sur la gestion des sélectionneurs au Cameroun.
« Si on peut se permettre de payer plusieurs millions à un médiocre, je pense qu’on peut payer des milliards à un Camerounais brillant […] Je pense juste qu’il y a des égoïstes comme partout qui préfèrent dealer avec des gens qui sont médiocres et le réflexe du médiocre est de bloquer ceux qui sont brillants en-dessous et ça, je ne peux pas l’accepter », a-t-il déclaré avec fermeté.
Une critique à peine voilée
Derrière cette déclaration au vitriol, beaucoup voient une référence claire à la situation récente autour du sélectionneur belge Marc Brys, dont la nomination avait suscité des tensions institutionnelles et de vifs débats dans l’opinion publique.
Sans le nommer directement comme cible de ses critiques, Samuel Eto’o semble remettre en question certaines décisions passées, notamment la tendance à privilégier des profils étrangers à des coûts élevés, au détriment de techniciens locaux jugés tout aussi compétents, sinon plus.
David Pagou, symbole d’une autre vision
Interrogé sur le renouvellement du contrat de David Pagou, l’ancien capitaine des Lions Indomptables a adopté un ton bien différent. Il a salué le travail du technicien camerounais, mettant en avant son sérieux, son engagement et sa connaissance du football local.
Pour Eto’o, la question dépasse le simple cadre contractuel. Il s’agit d’un choix stratégique et symbolique : valoriser l’expertise nationale et redonner confiance aux compétences locales.
Un débat de fond sur la gouvernance
Cette sortie relance le débat sur la gouvernance du football camerounais et, plus largement, sur la place accordée aux cadres nationaux dans les grandes institutions sportives africaines. Le président de la FECAFOOT assume une ligne claire : promouvoir l’excellence, qu’elle soit locale ou internationale, mais refuser la “médiocrité” à prix d’or.
Avec ses mots tranchants, Samuel Eto’o confirme une fois encore qu’il entend marquer son mandat par des positions fortes et une rupture avec certaines pratiques du passé. Reste à savoir si cette vision trouvera un écho durable dans les décisions à venir et sur les résultats sportifs des Lions Indomptables.
