- L’introduction de l’E-ID est prévue pour cet été.
- Le contrôle financier tire la sonnette d’alarme sur les questions en suspens.
- Elle ne considère pas encore le système suffisamment sécurisé contre les attaques.
- Le gouvernement fédéral rétorque. Il dit que les risques ont déjà été pris en compte.
L’automne dernier, une très faible majorité de 50,4 pour cent des électeurs ont voté en faveur de l’introduction d’une carte d’identité électronique. Désormais, tout devrait se dérouler relativement rapidement : le gouvernement fédéral envisage d’introduire l’identification du smartphone dès l’été. Selon le Contrôle fédéral des finances (CDF), il n’est désormais pas certain que cet objectif soit atteint.
«Le CDF est préoccupé par le nombre de questions en suspens dans le programme», écrit-il dans son rapport d’audit. Elle voit notamment le risque que la phase de stabilisation prévue à la fin soit utilisée à mauvais escient comme réserve de temps pour des travaux de développement et de correction imprévus.
Contrôle financier : « Pas suffisamment sécurisé contre les attaques »
Étant donné que l’absence d’erreurs et la maturité de l’E-ID sont “plus importantes qu’une introduction en temps opportun en raison de considérations de risque”, les inspecteurs recommandent d’accepter un report si nécessaire. “En conséquence, cela pourrait signifier que le démarrage de l’E-ID pourrait avoir lieu plus tard que prévu”, indique l’avertissement.

Le CDF continue de critiquer certains détails de la mise en œuvre technique prévue. La communication entre les différents acteurs de l’écosystème suisse E-ID est cryptée. «Cependant, ceux-ci ne sont pas toujours suffisamment sécurisés contre les attaques provenant de tiers inconnus, notamment en raison des structures peu fiables des réseaux modernes de transport de données anonymes», explique l’EFK.
Gouvernement fédéral : divers risques répertoriés ne sont pas du tout des risques
L’Office fédéral de la justice (BJ) salue les « possibilités d’optimisation » présentées et déjà planifiées. L’Office fédéral de l’informatique et des télécommunications (BIT) compétent n’est pas particulièrement amusé. «Le CDF répertorie différents risques qui n’étaient pas présents au moment de l’examen, car ils sont traités comme prévu tout au long du programme», explique-t-il.
Dans quelle mesure la sécurité de l’E-ID est-elle importante pour vous par rapport à une introduction rapide ?
L’E-ID n’est pas encore en phase opérationnelle. Les points critiqués par le CDF constituent des «aspects ouverts d’un projet agile» et sont mis en œuvre comme prévu. Par exemple, la transmission sécurisée et cryptée des données des utilisateurs était correctement conçue et planifiée au moment du test. Les autorités n’ont pas commenté leurs inquiétudes concernant d’éventuels retards.

Christof Vuille (vuc) dirige le département politique depuis 2023 et est membre du comité de rédaction. Il rend compte pendant 20 minutes et reste à l’écoute de la politique fédérale.

