« Les insultes ont fusé, à partir du moment où j’ai sorti des bouteilles et que j’ai essayé de partir. Tout ça, je l’assume mais il n’y a pas eu de menaces de mort », assure, debout dans le box des prévenus, ce Querriennois de 35 ans.
Mercredi 28 janvier 2026, les gendarmes de Quimperlé ont été appelés par le personnel d’une grande surface de la ville qui a maîtrisé au sol un individu, déjà connu des vigiles, coupable d’avoir volé des bouteilles d’alcool fort. Ils indiquent aux forces de l’ordre que le trentenaire a tenté de frapper le directeur de l’établissement et proféré des menaces de mort de manière réitérée. En l’espèce : « Je vais te fumer, je sais où tu habites ».
« On ne peut que constater le marasme »
Père d’un enfant dont la mère a la garde, le prévenu reconnaît ses addictions à l’héroïne et à l’alcool. Au RSA, il vit chez sa grand-mère, avec sa mère. « Elle a quand même dit aux enquêteurs qu’elle en avait ‘‘ras le bol de vos conneries’’ (sic) », relève, ce vendredi, la présidente du tribunal. Les treize mentions au casier judiciaire du prévenu et ses rendez-vous non honorés avec le service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) font tiquer le procureur. « Monsieur est alcoolique depuis l’âge de 16 ans. Aujourd’hui, il en a 35. On mesure la difficulté. Il a du mal à réagir. Mais la position dans laquelle il s’est mis est difficile et on ne peut que constater le marasme ». « C’est quelqu’un qui s’est marginalisé, qui est rentré dans un cercle vicieux et qui n’arrive plus à se mobiliser », plaide son avocate, considérant néanmoins que les infractions de violences et de menaces de mort qui sont reprochées à son client ne sont pas suffisamment caractérisées. Si le tribunal le relaxe pour les violences, il condamne le trentenaire à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt, la révocation d’un précédent sursis à hauteur de quatre mois et l’interdiction de paraître dans la grande surface pendant trois ans.