Une centaine de tracteurs ont pu entrer dans Paris, ce jeudi matin, même si « la plupart sont bloqués aux portes de la capitale », a indiqué le ministère de l’Intérieur à l’AFP.
Peu avant 8 h, une vingtaine de tracteurs circulaient dans Paris intra-muros, a-t-on précisé de même source. Les tracteurs ont notamment été observés au pied de la tour Eiffel ou de l’Arc de Triomphe.
« Des risques totalement inconsidérés »
Ces convois d’agriculteurs, à l’appel du syndicat Coordination rurale, ont contourné et forcé « parfois en prenant des risques totalement inconsidérés » les barrages mis en place dans la grande couronne et la petite couronne de Paris, selon l’Intérieur.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, « suit très attentivement la situation », a ensuite précisé son entourage à l’AFP.
Un appel à manifester devant l’Assemblée nationale à 10 h a été lancé par le syndicat agricole.
Un arrêté de la préfecture de police mercredi soir avait interdit l’accès des tracteurs à certaines zones sensibles de la capitale, notamment l’Élysée, Matignon, le Parlement, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, ou le marché de Rungis, entre autres.
La CR entend protester notamment contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur mais aussi contre la gestion par l’État de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le Sud-Ouest, bastion historique de la CR.
L’action des agriculteurs à Paris est « inacceptable »
Le gouvernement « ne laissera pas faire » les actions des agriculteurs en région parisienne qui sont « illégales », a prévenu, ce jeudi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur France info.
« Bloquer partiellement l’A13 comme c’est le cas ce matin ou tenter de venir devant l’Assemblée nationale avec toute la symbolique que ça induit, c’est encore une fois illégal. Et donc le ministre de l’intérieur ne laissera pas faire », a-t-elle affirmé.

