in

lettre ouverte au public sportif africain et au monde

lettre ouverte au public sportif africain et au monde

Selon le journaliste camerounais Jean Claude Mbede qui fait cette missive, le football camerounais est pris en otage et est devenu un instrument de division.

 

Lire ici sa lettre :

 

Chers  Sportifs  Africains et du monde entier,

Au moment où s’ouvre la grande fête du football africain, le Cameroun se présente devant vous profondément balafré. Alors que la CAN devrait être un moment de communion nationale, notre pays arrive divisé par celui-là même qui aurait dû être le garant de son unité sportive.

Le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) a choisi de transformer le ballon rond en un outil de haine et un bouclier pour une dictature finissante.

UNE NATION SOUS LE JOUG D’UNE DÉRIVE POLITIQUE

Vous le savez, le Cameroun est dirigé depuis 43 ans par un homme aujourd’hui affaibli par le poids des années, incapable de répondre aux aspirations de son peuple. Dans l’ombre de cette incapacité, un système s’est mis en place pour maintenir le statu quo, utilisant la légalité pour confisquer le destin des Camerounais.

À lire aussi  David Pagou décrypte le cas Mbeumo, entre liberté créative et pression intérieure

Pour assurer la survie de ce régime, le président de la Fédération est devenu la « mascotte » de cette dictature. Membre actif du parti au pouvoir, il utilise sa notoriété et le football pour :

–  Diviser les compatriotes en ravivant les tensions ethniques.

–  Détourner l’attention des revendications politiques et sociales légitimes.

–  Soutenir un système responsable de violences post-électorales et du maintien en détention de milliers de prisonniers politiques.

LE FOOTBALL TRAHI ET PRIS EN OTAGE

Le football camerounais a perdu son âme. Sous l’actuelle administration, la sélection nationale n’est plus le patrimoine de tous, mais une propriété privée utilisée pour régler des comptes personnels. En écartant des joueurs méritants par pur exercice de pouvoir, le président de la fédération a transformé le vestiaire en champ de bataille politique.

Alors que vous vibrerez pour vos couleurs, sachez qu’au Cameroun :

–  Le football est devenu un outil de haine au lieu d’être un vecteur de paix.

— L’équipe nationale est prise en otage, instrumentalisée pour servir l’image d’un régime aux abois.

À lire aussi  « On est devenus la risée du monde », Samuel Moth à propos de la crise entre Fecafoot et le Minsep

—  La ferveur populaire est remplacée par l’affrontement, orchestrée pour étouffer les larmes d’un peuple en souffrance.

UN APPEL À LA CONSCIENCE

Le peuple camerounais est en deuil de son football. Derrière les écrans de télévision, la tristesse l’emporte sur la joie du jeu. Nous sommes convaincus que seul un changement politique profond permettra au football camerounais de retrouver son aura d’antan et sa mission originelle : unir et faire rêver.

En regardant la CAN, en célébrant les exploits de vos nations, ayez une pensée pour la jeunesse sportive camerounaise, trahie par ceux qui auraient dû la protéger.

Le peuple camerounais a hâte que ce supplice s’arrête. Le football doit redevenir ce qu’il est : un espace de liberté, et non la prison dorée d’une dictature.

Jean-Claude Mbede Fouda Journaliste

 

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Un homme de Liverpool nie avoir abusé d’Antoine Semenyo

Un homme de Liverpool nie avoir abusé d’Antoine Semenyo

La police tire sur un homme armé d’un couteau et le blesse dans le centre-ville de Grenoble

La police tire sur un homme armé d’un couteau et le blesse dans le centre-ville de Grenoble