Selon Jean Claude Mbede, le Cameroun, sous l’ère Eto’o, est l’unique équipe de cette CAN à être vêtue par un couturier inconnu des sous-quartiers suisses.
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Eto’o et la grandeur en plastique ! Le déclin d’un patrimoine national
Avant, le Cameroun était habillé par des équipementiers, des vrais. Des géants dont les noms résonnaient avec la puissance de nos Lions Indomptables. Aujourd’hui, je suis contraint de constater l’amer spectacle d’un déclin. Un déclin orchestré par des intérêts mercantilistes qui ont transformé notre glorieuse sélection en une vulgaire vitrine pour des courtiers, et non plus pour des équipementiers de renom.
Le Cameroun et l’ère du ‘couturier inconnu’
Quand on s’appelle Eto’o Fils, quand on a porté le maillot d’une nation qui a écrit l’histoire du football mondial, sa fédération doit s’habiller en Puma, Adidas, Nike, Coq Sportif… Ces noms ne sont pas seulement des marques ; ils sont le symbole d’un prestige, d’une reconnaissance internationale, et surtout, de contrats transparents.
Le Cameroun, sous l’ère Eto’o, est l’unique équipe de cette CAN à être vêtue par un couturier inconnu des sous-quartiers suisses. Excusez ma franchise, mais j’ai connu le Cameroun avec Puma. Il y avait un contrat connu, un montant financier versé à la fédération et communiqué en public. Et il y avait surtout de très beaux équipements sportifs, à la hauteur de notre légende.
Le Secret des faux contrats et la fourrure en Thaïlande
Où est la transparence aujourd’hui ? Les faux contrats, les arrangements nébuleux, se nichent dans un seul téléphone. Les « couturiers » sont inconnus. Pendant ce temps, le président de la fédération s’en va superviser la fourrure en Thaïlande. Est-ce là le rôle du premier responsable du football national ? Est-ce cela la priorité d’une équipe qui se prépare pour la plus grande compétition continentale ?
J’ai fait le tour du monde avec les Lions Indomptables. J’ai vu leur grandeur, leur éclat, l’impact de leur image. Je ne peux pas, je ne dois pas, me taire face à cette décrépitude de notre patrimoine commun. Mon combat est constant. En politique, je combats ceux qui détruisent les droits de l’homme, trichent les élections ou démolissent l’économie et la démocratie. De la même manière, je combats énergiquement ces mauvais jeunes qui font pire que les vieux.
Fourteen : L’anti-Prestige
Eto’o Fils détruit notre équipe nationale, qui sera la plus mal vêtue de la CAN, avec des maillots sans label de qualité ni de prestige réel.
Fourteen n’est pas à la mesure du prestige que les vraies générations des Lions — celles des années 80, 90 et 2000 — ont construite. Cette grandeur a été bâtie bien avant l’arrivée d’un jeune égocentrique, arrivé pour construire sa gloire personnelle sur le déclin de l’équipe nationale de tout un pays. C’est une trahison de l’héritage.
Je combats tout ce qui est MAL dans le Cameroun d’aujourd’hui. Eto’o Fils représente à lui seul ce que je combats. Car, qu’on le dise, il est soutenu par une main, par une femme au palais sans qui, le désordre actuel ne serait pas en cours.
Eto’o Fils est le cancer qui gangrène notre football. Tant qu’il est là, je le dis sans détour, nous ne gagnerons plus rien. La gestion est opaque, le prestige est bafoué, et la nation est flouée.
La voix de la vérité
J’ai ma voix pour crier. Insultez-moi si cela vous chante, mettez cela sur le compte de l’envoûtement, mais je parle ! C’est mon devoir, et chacun fait sa part.
Si mes écrits font mal, c’est uniquement parce que je dis la vérité. Et, au Cameroun, je le sais, la vérité est trop souvent perçue comme un crime.
Assia !
NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

