Absente de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 prévue au Maroc, la Guinée suivra la compétition à distance. Mais son sélectionneur, Paulo Duarte, sait déjà pour qui battre son cœur. Le technicien portugais a choisi son camp : le Cameroun. Un soutien assumé, motivé autant par des raisons sportives que par une profonde admiration pour Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot).
Dans un entretien accordé à Afrik-Foot, le Lusitanien n’a pas caché son souhait de voir les Lions Indomptables aller jusqu’au bout du tournoi. Plus qu’un simple pronostic, Duarte y voit une forme de reconnaissance pour l’ancien attaquant star, devenu dirigeant. « J’espère que le Cameroun gagnera la CAN pour offrir une récompense à Samuel Eto’o », a-t-il confié.
Admiratif du parcours du Camerounais, aussi bien sur les terrains qu’en dehors, Paulo Duarte salue un profil rare dans le paysage du football africain. « S’il y avait des dirigeants de son profil, le football africain serait au top du top au niveau mondial », estime-t-il. Et d’ajouter, dans un hommage appuyé : « Samuel Eto’o mérite davantage de résultats que ce qu’il a actuellement, parce qu’il exige le maximum de toute son organisation et de tous, en pensant toujours à faire gagner son pays ».
Ancien adversaire respecté lorsqu’Eto’o faisait trembler les défenses africaines et mondiales, Duarte dit aujourd’hui admirer le dirigeant, récemment réélu pour quatre ans à la tête de la Fecafoot, malgré un bilan parfois contesté. Pour lui, l’impact du Camerounais dépasse les polémiques. « Le football doit le regarder comme une référence en termes de leadership, de professionnalisme et de connaissance », affirme-t-il.
Le sélectionneur guinéen insiste sur des qualités qu’il juge essentielles pour faire progresser le football africain : la capacité à décider, à trancher, et à défendre l’intérêt national. « Nous avons besoin de gens comme lui : direct et frontal dans la prise de décisions, patriote, exigeant, qui connaît la réalité d’un vestiaire et fait des choix difficiles, toujours dans l’intérêt du pays et du professionnalisme », argumente Duarte.
Pour conclure, le technicien portugais va encore plus loin, érigeant Samuel Eto’o en modèle pour les entraîneurs comme pour les dirigeants. « Il est plus qu’un leader, il mérite de gagner des titres comme dirigeant pour le courage dont il fait preuve et le leadership qu’il incarne. Il est la meilleure garantie qu’un entraîneur peut avoir », lâche-t-il, avant de rappeler sa vision sans concession : « Le football est une affaire sérieuse, pour les personnes sérieuses. Ceux qui ne sont pas sérieux ne doivent pas “jouer” avec le football ».
Le message est clair. À quelques mois de la CAN 2025, Paulo Duarte n’a peut-être plus d’équipe en lice, mais il a déjà trouvé son favori… et son symbole.

