- De nouvelles allégations pèsent sur le Conseil fédéral dans le conflit douanier avec les Etats-Unis.
- Les chefs d’entreprise et les politiciens affirment que le gouvernement n’a pas pu conclure un accord plus favorable avec Trump en mai.
- En conséquence, les entreprises suisses ont payé des milliards en droits de douane punitifs.
- Le Conseil fédéral rejette ces allégations.
Certains accusent le Conseil fédéral d’avoir conclu l’accord douanier avec Donald Trump au printemps – et dans des conditions bien meilleures qu’aujourd’hui. C’est ce qu’écrit le « SonntagsZeitung ». L’entrepreneur Alfred Gantner et le politicien UDC Franz Grüter accusent le Conseil fédéral d’avoir conclu dès le mois de mai un accord avec le président américain Donald Trump sur des droits de douane punitifs – à hauteur de seulement 10 pour cent. Cette hésitation a causé des dommages considérables à la Suisse. Le Conseil fédéral rejette clairement ces allégations.
Selon la NZZ, les entreprises suisses ont dû payer environ 1,5 milliard de francs de droits de douane punitifs depuis le « Jour de la Libération » de Trump. Les exportations de technologies vers les États-Unis se sont effondrées de 14 pour cent au troisième trimestre et environ 3 000 emplois ont été perdus. Les économistes de l’ETH Zurich préviennent que des tarifs douaniers prolongés à 39 pour cent pourraient réduire le PIB jusqu’à 3,5 milliards de francs par an.
« Fenêtre d’opportunité » manquée
Gantner, co-fondateur du Partners Group et bien connecté à Washington, affirme que la secrétaire d’État Helene Budliger a négocié un projet en grande partie finalisé au printemps. Il a toutefois fallu des semaines au Conseil fédéral pour approuver la proposition – trop tard, car les États-Unis avaient désormais conclu des accords plus lucratifs avec d’autres pays. Dans le Sonntagszeitung, le conseiller national UDC Grüter accuse également le gouvernement d’avoir raté la « fenêtre d’opportunité » et de retarder la conclusion par le biais de rapports internes.
Les départements d’Ignazio Cassis, Beat Jans et l’Office de l’Agriculture sont critiqués. Ils auraient ralenti l’accord par égard pour l’UE. Jans qualifie ces représentations de « contrevérités » et souligne que le Conseil fédéral a toujours agi dans l’intérêt de l’Etat. Le département de Cassis rejette également ces allégations.
Le président du Centre demande des éclaircissements sur les cadeaux
Le rôle d’une délégation de cinq chefs d’entreprise qui a rencontré Trump dans le bureau ovale en novembre est également explosif – accompagnés de cadeaux de luxe d’une valeur d’environ 100 000 francs. Le président du Mitte, Philipp Matthias Bregy, demande dans le journal des éclaircissements quant à savoir si cela a été fait en consultation avec le gouvernement fédéral et s’il existait réellement un meilleur projet.
La Commission d’audit du Conseil des Etats enquête sur cette affaire depuis le mois d’août. L’accent est mis sur l’organisation des crises et la conduite des négociations par la Confédération. Par ailleurs, on ne sait toujours pas exactement quand les droits de douane punitifs imposés par Trump passeront réellement de 39 % aux 15 % convenus. Selon le ministère de l’Économie, cela devrait se produire « dans les prochains jours » – il n’y a pas de date précise.

Konstantin Furrer (fourrure) travaille depuis 20 minutes depuis 2017. Chef du bureau d’information depuis 2022, également rédacteur en chef de journaux et membre du comité de rédaction.

