
Samuel Eto’o réinvente la gestion des infrastructures, Pierre Batamack dévoile une mesure phare pour professionnaliser le football camerounais.
Pierre Batamack, membre influent du Comité Exécutif de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), est récemment revenu sur une décision stratégique mise en place par le président Samuel Eto’o pour dynamiser et structurer davantage le football professionnel au Cameroun. Une mesure audacieuse, pensée pour rendre les clubs plus impliqués et les championnats plus fluides.
Selon Batamack, l’une des initiatives majeures introduites par le président de la Fecafoot concerne le financement de l’utilisation des stades. Désormais, chaque club engagés dans les compétitions professionnelles est appelé à contribuer financièrement aux frais liés à l’exploitation des infrastructures sportives. Une démarche qui responsabilise les formations locales et les incite à devenir de véritables acteurs du fonctionnement général du championnat.
Mais la Fédération n’en reste pas là. Pour accompagner cette contribution, un mécanisme de remboursement a été instauré. Il consiste à restituer aux clubs les montants investis, et ce à la fin de chaque saison. Une stratégie qui vise à garantir la tenue régulière des rencontres tout en assurant la disponibilité des terrains, comme l’a expliqué Pierre Batamack au micro de MSI :
« Parmi ces mesures, le président de la Fédération a demandé que chaque club contribue financièrement aux frais du stade. La Fédération promettait que les clubs seraient remboursés à la fin de la saison. Autrement dit, si un club avançait l’argent pour l’utilisation du stade, il bénéficierait d’un remboursement une fois la saison terminée. Cette initiative visait à garantir que tous les matchs puissent se dérouler normalement, grâce à la participation des clubs au financement. »
Cette réforme s’inscrit dans la vision de Samuel Eto’o depuis son arrivée à la tête de la Fecafoot : professionnaliser le football camerounais, optimiser l’organisation des compétitions et réduire les interruptions causées par des problèmes logistiques.
Une nouvelle dynamique semble donc se dessiner. Reste désormais à observer la mise en œuvre concrète de ces mesures et leur impact sur la qualité des championnats locaux.
Le chantier est immense, mais l’ambition est claire : bâtir un football camerounais plus solide, plus structuré et véritablement professionnel.
