
Membre influent du Comité exécutif de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), Pierre Batamack s’est exprimé sur le bilan de Samuel Eto’o, président de l’institution depuis décembre 2021. Au micro de MSI, il dresse un portrait d’un dirigeant déterminé, visionnaire et profondément attaché au bien-être des footballeurs locaux.
D’emblée, Batamack souligne un tournant majeur : la révolution financière. « Le football professionnel a énormément évolué, et j’ai eu la chance d’en être témoin depuis très longtemps. Sur le plan financier notamment, beaucoup de choses ont changé », affirme-t-il. Selon lui, Samuel Eto’o n’a jamais hésité à investir, conscient des réalités du terrain qu’il a lui-même vécu durant sa carrière internationale.
Parmi les décisions marquantes de l’ancien buteur, une mesure revient comme symbole de sa gouvernance : l’augmentation des salaires des joueurs du championnat local. Un geste fort, pensé pour revaloriser le statut du footballeur camerounais, souvent confronté à la précarité. « Sa première grande décision a été d’augmenter les salaires, afin de valoriser les joueurs et leur permettre de travailler dans de meilleures conditions », rappelle Batamack.
Mais la transformation ne s’est pas limitée aux chiffres. Confort, préparation, logistique, encadrement : Pierre Batamack insiste sur une amélioration globale de l’environnement de travail. Soucieux de professionnaliser la discipline, Eto’o a multiplié les initiatives pour faciliter le quotidien des joueurs, moderniser les cadences d’entraînement et renforcer la compétitivité du championnat. Une dynamique nouvelle, qui se ressent autant sur le terrain que dans les coulisses.
Au-delà des polémiques et débats qui accompagnent chaque figure publique, ce témoignage met en lumière un fait rarement contesté : l’empreinte d’Eto’o sur le football camerounais est profonde et structurante. Ses réformes ont posé les bases d’un football local plus stable, mieux encadré et tourné vers l’avenir.
Aujourd’hui, l’enjeu est clair : pérenniser cet élan, consolider les acquis et poursuivre la modernisation du championnat. Le chantier est vaste, mais Samuel Eto’o a déjà imprimé sa marque. Et pour Pierre Batamack, ce n’est qu’un début.
