Après le meurtre d’un jeune Mahorais et les tirs de mortiers d’artifice visant des policiers à Brest dans la nuit de vendredi 14 au samedi 15 novembre 2025, les syndicats de police ont tenu à réagir. « Ça devient notre quotidien, regrette Un1té, par la voix de son secrétaire général adjoint, Éric Kerbrat. Nous devons être renforcés, comme nous l’avons à plusieurs reprises demandé ». De son côté, Alliance Police nationale tire aussi une nouvelle fois la sonnette d’alarme. « Nous ne demandons plus : nous exigeons un renforcement immédiat et massif des effectifs, spécifiquement dédiés à la lutte contre le narcotrafic. Il est inadmissible que seulement quatre enquêteurs soient aujourd’hui chargés de faire face à une telle submersion », estime le syndicat qui souhaite également un « déploiement massif de caméras de vidéoprotection couplées ».
Et les deux syndicats de faire le même constat : « la délinquance est en forte augmentation sur notre département, mais également sur la région, à Lorient, Saint-Brieuc et Rennes », liste Un1té. « Personne ne souhaite voir Brest suivre le chemin d’autres villes devenues tristement célèbres pour leurs faits divers quotidiens. Mais pour stopper cette spirale, il faut donner à la police les moyens d’agir, ici et maintenant », conclut Alliance Police nationale.
