- Une manifestation d’Unia s’est intensifiée, il y a eu des dégâts matériels sur plusieurs chantiers et, selon les ouvriers du bâtiment, des violences.
- Des photos et des vidéos montrent des personnes masquées endommageant des coffrets électriques et pénétrant par effraction dans des bâtiments.
- L’association des maîtres d’œuvre condamne fermement Unia et appelle à prendre ses distances avec les personnes violentes et chaotiques.
- Unia se défend : L’association des constructeurs diffuse de fausses informations, personne n’était armé et il n’y a eu aucune violence.
Les images de la manifestation d’Unia de vendredi matin, disponibles pendant 20 minutes, montrent : Un homme portant une casquette Unia, entouré d’un groupe d’hommes partiellement masqués en tenue Unia, tente d’enfoncer une porte avec une barre de fer. Dans la pièce située derrière, des ouvriers du bâtiment se sont rassemblés et filment les hommes en tenue Unia. Piquant : Une photo montrerait Lucien Robischon, co-président de la fédération syndicale de Bâle et secrétaire syndical d’Unia Aargau-Nordwestschweisse.
Unia avait appelé vendredi les ouvriers du bâtiment à cesser de travailler. Sur plusieurs chantiers où les travaux se sont malgré tout poursuivis, Unia est arrivé tôt le matin avec des bus. De nombreux ouvriers du bâtiment ne comprennent pas ce qui s’est passé ensuite.
« Alcoolique et agressif avec les barres de fer »
Un contremaître l’a décrit le lendemain sur Linkedin : “Hier matin, à 6h30, plusieurs voitures sont arrivées sur notre chantier de la Volta à Bâle. Pleines de gens masqués qui avaient revendiqué le respect comme leur drapeau – mais ce qui a suivi a été le contraire de cela.”
Le syndicat, censé être là pour les travailleurs du bâtiment, a présenté ce jour-là un triste tableau. “Si des gens pénètrent par effraction sur un chantier de construction à 6 h 45 – parfois de manière agressive ou ivres – avec des barres de fer et recherchent spécifiquement des personnes, alors il ne s’agit plus d’une protestation.”
Daniel Allemann, président de l’Association des constructeurs de la région de Bâle, a également vivement critiqué : “Les gens ont été menacés, des gens masqués avec des bâtons ont semé une humeur agressive. Sur plusieurs chantiers, des grues ont été manipulées et des bouchons ont été remplis de mousse de construction pour empêcher la poursuite des travaux.”
« Les gens d’Unia ont ouvert l’espace »
Les choses ont complètement dégénéré sur un chantier de construction dans le port de Bâle : “Environ 35 personnes y travaillaient. Lorsque les voitures Unia sont apparues, le personnel a dû se retirer dans une pièce qui sert normalement de vestiaire. Mais les gens d’Unia ont forcé la pièce avec une barre de fer, ont menacé les gens et ont attaqué le contremaître.”
Résultat : des bus peints à la bombe, des pneus crevés sur des voitures particulières et des coffrets électriques détruits avec de la mousse de construction. Les images sont disponibles pendant 20 minutes.
Selon Allemann, une démo d’Unia a dégénéré il y a trois ans. Pour Allemann, qui siège au conseil d’administration de l’association des maîtres d’œuvre depuis plus de 28 ans, c’est clair : « Ce n’est plus un cas isolé ; ici, la radicalisation a lieu. Pendant que des gens masqués se révoltent, les responsables d’Unia restent les bras croisés et ne font rien. Nous exigeons la non-violence de la part du syndicat et qu’il veille à ce qu’aucun touriste anti-émeute ou extrémiste du Black Bloc n’assiste à ses manifestations.
Unia : « Pas de participants armés, pas d’émeutes, pas d’attentats »
Unia contredit avec véhémence la déclaration de l’association des constructeurs dans un communiqué de presse et accuse Allemann de diffuser de fausses informations. Personne chez Unia n’était équipé de battes de baseball – information reprise dans les premiers reportages des médias – et il n’y a eu aucun acte de violence de la part d’Unia.
Unia souligne que son rôle est « toujours de désescalade et vise à un déroulement pacifique de toutes les actions ». Elle rejette fermement toute forme de violence et se démarque clairement de telles approches. “Il n’y a eu aucun participant armé, aucune émeute ni aucune attaque. De telles fausses allégations constituent une désinformation ciblée visant à discréditer les préoccupations légitimes des travailleurs du bâtiment et à manipuler l’opinion publique.”
Que pensez-vous des manifestations d’Unia ?

Daniel Graf (dgr) travaille depuis 20 minutes depuis 2020. Il dirige le département News & Society et est membre du comité de rédaction depuis septembre 2023.
