Husamettin Dogan a été condamné, ce jeudi, par la cour d’assises d’appel du Gard, à dix ans de réclusion, soit un an de plus qu’en première instance, pour le viol de Gisèle Pélicot. Il était le seul des accusés du procès de Mazan à avoir fait appel. Son avocat a annoncé, ce vendredi, que son client acceptait sa condamnation.
« Non, il n’y aura pas de pourvoi en cassation. Il accepte la décision », a ainsi déclaré l’un de ses avocats, Jean-Marc Darrigade, ajoutant que « le procès Mazan est fini ». « Un pourvoi en cassation, c’est juridique, il faudrait engager le combat sur le seul contentieux juridique, ce n’est pas la peine », a-t-il estimé. « On savait que ce serait difficile car il y avait un effet loupe sur M. Dogan. Il était seul et il aurait eu besoin d’avoir raison seul contre tous », a-t-il regretté.
Il avait été le seul des 51 accusés condamnés à Avignon pour avoir, entre 2011 et 2020, agressé sexuellement la septuagénaire à faire appel de sa décision. « Le fait d’avoir reçu une année de plus est peut-être à mettre sur le compte d’un préjudice supplémentaire qu’a eu à subir la victime avec ce nouveau procès », a avancé Jean-Marc Darrigade.
Il s’est cependant dit « satisfait » que la cour « n’ait pas suivi les réquisitions de l’avocat général » qui avait, comme ses confrères en première instance de la cour criminelle du Vaucluse, demandé douze ans de réclusion criminelle.