Isolement, dérapages, radicalisation… que sait-on de Jean G. le conducteur de l’île d’Oléron accusé d’avoir fauché plusieurs personnes ?

Écrit par
Emilie Delacrouz
Journaliste – Actualité People Emilie Delacrouz est journaliste spécialisée dans l'actualité people et le divertissement. Diplomée de l'Université de Rouen, Faculté des Sciences et Techniques, elle...
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L’enquête avance après qu’un homme a percuté délibérément sur l’île d’Oléron (Charente-Maritime), cinq piétons ou cyclistes mercredi matin au volant de son véhicule. Deux d’entre eux ont été grièvement blessés : une jeune femme de 22 ans, collaboratrice du député du Rassemblement national de Charente-Maritime, Pascal Markowsky, et un cycliste âgé de 69 ans. Mais que sait-on de l’individu interpellé peu après les faits ?

Un marginal

Âgé de 35 ans, le mis en cause, Jean G. est un pêcheur et fils de pêcheur, natif de Dordogne et résidant dans un mobil-home au sein du village de La Cotinière, à Saint-Pierre d’Oléron. C’est « un personnage », « quelqu’un qui vivait seul, avait une vie très isolée », d’après le maire de Saint-Pierre d’Oléron, Christophe Sueur. Ce dernier a indiqué à Sud-Ouest que Jean G. vivait « seul » et était « connu pour ses dérapages sur fond d’alcool et de drogues ». Nos confrères de TF1 évoquent d’ailleurs une « trace récente de consommation de cannabis », selon les premiers résultats d’une analyse toxicologique auxquels ils ont eu accès. Son taux d’alcoolémie, après contrôle, s’avérait cependant négatif.

Connu pour des délits de droit commun, il n’était pas surveillé par les services de renseignement pour une éventuelle radicalisation, avait indiqué mercredi Laurent Nuñez en se rendant sur les lieux du drame.

Quel type de radicalisation ?

Des questions demeurent sur ses motivations. Interrogé pour savoir s’il y avait, comme l’ont rapporté plusieurs médias, eu une possible autoradicalisation du mis en cause, qui aurait découvert la religion musulmane il y a un mois, le ministre a confirmé ces éléments. Pour rappel, après avoir mis le feu à son véhicule, l’individu a crié « Allah Akbar » (Dieu est le plus grand) au moment de son interpellation par les gendarmes, qui l’ont neutralisé à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique.

« Ça fait un mois qu’il a mis le nez là-dedans, semble-t-il en toute autonomie », a confirmé une source proche de l’enquête à l’AFP. Mais d’après TF1, l’accusé n’aurait pas eu de contact avec la zone irako-syrienne ou avec un imam radical. Il n’empêche qu’il « y a des références religieuses chez lui assez claires, assez explicites », note le ministre de l’Intérieur, laissant néanmoins à la justice le soin de qualifier ce « périple meurtrier » de « terroriste » ou non.

Son état psychiatrique en question

Toujours selon une source proche de l’enquête à l’AFP, le suspect est resté peu loquace lors de ses premières heures de garde à vue. Elle fait état d’« interrogations sur son état psychiatrique ». L’homme a d’ailleurs été examiné par un psychiatre, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes placées en garde à vue, souligne toujours cette source.

Le parquet de La Rochelle a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinats » et le Parquet national antiterroriste (Pnat) n’était « à ce stade » pas saisi. Le Pnat demeure cependant « en observation » du dossier.

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Journaliste – Actualité People Emilie Delacrouz est journaliste spécialisée dans l'actualité people et le divertissement. Diplomée de l'Université de Rouen, Faculté des Sciences et Techniques, elle suit les événements culturels, les émissions de télévision, les célébrités et les nouvelles tendances qui animent les médias. Grâce à une veille permanente, elle propose des contenus accessibles, documentés et actualisés, permettant aux lecteurs de rester informés des sujets qui font parler. Domaines d'expertise : Actualité people, télévision, culture, influenceurs, lifestyle.
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