Le XI des absents maudits de la Coupe du Monde — Benzema, Romario et bientôt Yamal ?

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David Marius
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Journaliste – Actualité People David Marius suit quotidiennement les actualités du monde du spectacle, de la musique, du cinéma et des réseaux sociaux. Son travail consiste...
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Le XI des absents maudits de la Coupe du Monde — Benzema, Romario et bientôt Yamal ?

Un flacon de parfum. Un glaçon dans un whisky. Une blessure en amical. Les histoires les plus cruelles du football mondial ne se jouent parfois pas sur le terrain.

Depuis quelques jours, l’Espagne retient son souffle pour Lamine Yamal, touché aux ischio-jambiers. Si le prodige du Barça venait à manquer la Coupe du Monde, il rejoindrait un club très fermé — celui des stars qui ont regardé le tournoi depuis leur canapé.

On a composé un onze entier avec eux. Et le résultat est terrifiant de talent gâché.

Dans les buts, un homme trahi par son aftershave

Santiago Cañizares était le gardien numéro 1 de l’Espagne en 2002. Solide, expérimenté, 32 ans, il était prêt. Puis il a attrapé un flacon d’eau de Cologne. Le flacon a glissé, s’est brisé dans l’évier, et un éclat de verre lui a sectionné un tendon du pied.

Tournoi terminé. Sans avoir joué une seule minute.

Ce qui est presque troublant, c’est sa réaction. “Je ne me considère pas malchanceux. Depuis mes débuts, j’ai eu plusieurs coups de chance.” Respect.

Derrière lui, Gary Neville et Dani Alves forment les couloirs. Neville, victime lui aussi d’un métatarse fracturé en 2002, a trouvé une reconversion en commentateur sportif — on connaît la suite. Alves, absent en 2018 après une blessure en finale de Coupe de France, a eu sa revanche quatre ans plus tard au Qatar, à 39 ans, comme le plus vieux Brésilien à jouer une Coupe du Monde.

En défense centrale, Daniel Passarella et Rio Ferdinand. L’Argentin, capitaine sacré en 1978, a cédé en 1986 non pas au jeu mais… aux glaçons d’un whisky au Mexique. Une intoxication sévère, sept kilos perdus, une blessure musculaire ensuite — et jamais une seule minute de jeu lors du sacre de Maradona. Ferdinand, lui, s’est blessé lors d’une session d’entraînement en Afrique du Sud, dans un choc avec Emile Heskey. Il a quand même regardé le match nul d’entrée contre les États-Unis… avant de prendre l’avion pour rentrer à la maison.

Quand les rêves meurent en amical

Au milieu, Pep Guardiola et Marco Reus savent ce que c’est de rater deux Coupes du Monde de suite. Guardiola a manqué France 98 et Corée-Japon 2002, tous les deux à cause des genoux. Reus, lui, s’est blessé lors d’un match de préparation 2014 — une victoire 6 à 1 contre l’Arménie — et a regardé ses coéquipiers soulever le trophée depuis l’Allemagne. Il avait déjà raté 2010 lors du dernier match de Bundesliga de la saison.

David Beckham complète l’entrejeu côté droit. En 2002, il avait récupéré de justesse et joué blessé. En 2010, aucune prière n’a suffi — un tendon d’Achille claqué à l’AC Milan en mars a mis fin à son rêve. Il a tout de même voyagé avec l’équipe d’Angleterre, en supporter officiel le plus médiatique du monde.

Sadio Mané occupe le couloir gauche. Blessé au genou avec le Bayern à quelques semaines du Mondial 2022, il avait pourtant marqué le penalty décisif en barrages pour qualifier le Sénégal. Son équipe l’a maintenu dans le groupe jusqu’au bout, par loyauté. Mais il n’a jamais foulé un terrain au Qatar.

Et devant, le duo le plus douloureux de cette liste imaginaire — Romario et Karim Benzema.

Le Brésilien était le héros de 1994. En 1998, il voyage en France avec un mollet récalcitrant, incapable de s’entraîner. La sélection le coupe du groupe le dernier jour autorisé, en larmes devant les caméras. Ronaldo jouera lui la finale… dans un état mystérieux. Mais ça, c’est une autre histoire.

Benzema, lui, débarque au Qatar en 2022 comme Ballon d’Or en titre, champion du monde sortant. Une cuisse. Trois semaines de convalescence annoncées. Il s’efface. Il refuse même l’invitation d’Emmanuel Macron à assister à la finale. Préférant, dit-on, rester chez lui quand Randal Kolo Muani a raté le but qui aurait tout changé.

Un onze de fantômes. De talent pur, de malchance pure. Et peut-être bientôt une place libre pour un certain numéro 19 espagnol de 17 ans.

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Journaliste – Actualité People David Marius suit quotidiennement les actualités du monde du spectacle, de la musique, du cinéma et des réseaux sociaux. Son travail consiste à sélectionner les informations les plus pertinentes et à les restituer de manière claire, synthétique et fiable. Passionné par l'évolution des médias numériques, il veille également aux sujets qui font le buzz sur Internet afin de proposer une couverture rapide des événements marquants. Domaines d'expertise : People, musique, cinéma, tendances web, réseaux sociaux.
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