Le parquet national anticriminalité organisée a annoncé, vendredi, la mise en examen de quatre personnes à Paris, et l’extradition en cours ou à venir de quatre autres depuis la Roumanie, suite au démantèlement d’un vaste réseau de blanchiment.
Quatre personnes mises en examen
« Les sommes blanchies par ce réseau international, et issues notamment du trafic de stupéfiants, sont estimées à plus de 300 millions d’euros depuis 2019 », a annoncé la procureure nationale anticriminalité organisée, Vanessa Perrée, dans un communiqué.
Mardi, les autorités judiciaires roumaines et françaises avaient lancé une « vaste opération d’interpellations coordonnées », aboutissant à une vingtaine de perquisitions. Quatre personnes ont été interpellées en Roumanie et neuf en France.
« À l’issue des auditions réalisées en garde à vue, quatre personnes ont été mises en examen par les magistrats instructeurs français », précise le communiqué.
« Dans le même temps, trois des quatre mis en cause interpellés en Roumanie ont d’ores et déjà fait l’objet d’une procédure d’extradition alors que leur quatrième co-mis en cause a quant à lui été placé en détention provisoire dans l’attente de sa remise prochaine aux autorités françaises », poursuit-il.
Des véhicules et des bijoux saisis
Ces opérations ont été menées « dans le cadre d’une enquête initiée en France, grâce à l’important travail d’analyse de la brigade de recherches et d’investigations financières (Brif) et de l’agence Tracfin, diligentée sous le contrôle de deux magistrats instructeurs spécialisés du tribunal judiciaire de Paris et suivie par le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) », précise-t-il.
L’enquête, qui va se poursuivre, porte notamment sur du blanchiment aggravé et son recel.
Plus de 200 000 euros en numéraire ont été découverts, et la justice a pu saisir plusieurs véhicules, des bijoux de luxe et des comptes bancaires pour près de 220 000 euros.