Un incendie impressionnant a éclaté ce dimanche matin en plein cœur de la cité phocéenne. Le sinistre a touché deux navires, faisant de nombreux blessés et mobilisant des forces de secours massives.
C’est un réveil brutal qu’ont vécu les riverains et les touristes ce matin. Aux alentours de 10h30, d’immenses flammes orange et un épais panache de fumée noire ont soudainement obscurci le ciel. Le feu venait de prendre à bord d’une vedette de 20 m de long amarrée au quai. Poussé par le vent, le brasier s’est très vite propagé à une seconde embarcation voisine, laquelle a fini par sombrer sous la violence des flammes. Depuis les collines environnantes, le spectacle était saisissant et l’inquiétude grandissante.
Un bilan humain lourd et 150 marins-pompiers déployés
Face à la violence du sinistre, les secours n’ont pas fait les choses à moitié. Pas moins de 150 marins-pompiers, épaulés par 37 engins et une grue lourde, ont convergé vers le quai pour tenter de circonscrire le feu. Grâce à cet effort massif, la situation a fini par être maîtrisée à la mi-journée.
À y regarder de plus près, le bilan humain s’avère particulièrement lourd pour ce type d’accident portuaire. Quatorze personnes ont été prises en charge par les secours. Parmi les victimes, on dénombre six occupants des bateaux touchés, deux policiers venus sécuriser la zone ainsi qu’un agent de la sécurité du port.
Le Vieux-Port de Marseille totalement bouclé
Ce coup de chaud a complètement paralysé le cœur névralgique de la ville pendant plusieurs heures. Pour permettre le travail des soldats du feu et éviter tout risque d’explosion, les autorités ont immédiatement mis en place un important périmètre de sécurité. L’accès aux pannes et aux quais a été strictement interdit aux piétons, curieux comme riverains.
Le trafic maritime a lui aussi subi un coup d’arrêt brutal au plus fort de la crise. À la mi-journée, les rotations des navettes maritimes et les mouvements des ferrys étaient totalement bloqués à l’entrée et à l’intérieur de la darse. Les autorités portuaires et la municipalité s’efforcent désormais d’évaluer les risques de pollution suite au naufrage du second bateau, alors que les spécialistes s’activent pour sécuriser les épaves calcinées.
