Un différend dans un restaurant de Paris a viré au drame ce mercredi 1er juillet. Retranchée dans la cave de l’établissement, une femme en proie à une crise a poignardé une policière avant d’être abattue par les forces de l’ordre. Elle est décédée malgré l’intervention des secours.
Les faits rue de Wattignies dans le XIIe arrondissement
Les policiers ont été appelés en fin d’après-midi pour un différend dans un restaurant situé rue de Wattignies. Selon les informations du Parisien, confirmées par la préfecture de police de Paris, la femme s’était retranchée dans la cave de l’établissement à l’arrivée des agents.
La préfecture de police de Paris a précisé les circonstances dans un communiqué : « À leur arrivée, celle-ci, menaçante, a porté un coup de couteau à une fonctionnaire de police. » Un autre policier a alors fait usage de son arme pour neutraliser la menace. La femme est décédée sur place malgré l’intervention des secours.
La policière blessée a pu être prise en charge sur le lieu du drame. La préfecture a précisé que « la fonctionnaire de police touchée est légèrement blessée ».
Ce que dit le parquet de Paris
Le parquet de Paris a fourni des précisions sur les circonstances de l’intervention initiale. Selon les éléments dont il dispose, « la police a été requise sur place en raison d’une femme décrite comme en état de démence dans un restaurant ». Le parquet a ajouté : « Les policiers intervenants ont expliqué qu’elle avait surgi avec un couteau et s’en était prise à une policière. Plusieurs coups de feu ont été tirés et le décès de la femme a été constaté sur place. »
La description de la femme comme étant « en état de démence » pose des questions sur son état de santé mentale au moment de l’intervention. Ces éléments auront probablement leur importance dans la suite de la procédure judiciaire.
La procédure après un usage des armes
Tout recours aux armes par des fonctionnaires de police fait l’objet en France d’un examen systématique. L’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale, sera vraisemblablement saisie pour établir si les conditions légales de l’usage des armes à feu étaient réunies.
L’identité de la victime et les circonstances exactes du différend initial n’avaient pas encore été communiquées au moment de la publication. La question de l’état de santé mental de la femme, évoquée dès les premiers éléments transmis au parquet, pourrait orienter une partie de l’enquête vers les conditions de prise en charge psychiatrique plutôt que vers un dossier pénal classique.
