Vague de chaleur historique en France : jamais un mois de mai aussi chaud

La Rédaction
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37 degrés dans le Pays basque, 35 à Nantes, et des records qui continuent de tomber. La France traverse la vague de chaleur la plus précoce jamais enregistrée depuis la Seconde Guerre mondiale. Et ce n’est pas encore fini.

Hossegor : 37,1 °C. Niort et Nantes : 35 °C. Poitiers : 34,3 °C. Des centaines de relevés comparables à ceux qu’on observe en pleine canicule de juillet. Sauf qu’on est fin mai. La mi-journée et l’après-midi ont vu se multiplier les records mensuels, dans un pays qui n’avait jamais connu un tel mois de mai.

Ce n’est pas une anomalie locale ou passagère. La France est couverte par un dôme de chaleur qui touche aussi une partie de l’Europe de l’Ouest. En Angleterre, 34,8 °C ont été enregistrés dans l’après-midi près de Londres, du jamais-vu avant l’été à proprement parler. Outre-Manche aussi, ce lundi restera dans les annales comme le jour de mai le plus chaud jamais mesuré, et les modèles météo suggèrent que le record de juin pourrait même être menacé cette semaine.

La 50e vague de chaleur depuis la Seconde Guerre mondiale, la plus précoce de toutes

Les météorologues le reconnaissent eux-mêmes : cet épisode, qui s’inscrit officiellement dans la catégorie des vagues de chaleur selon des critères de seuils précis, est la 50e depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et de très loin la plus précoce jamais observée.

Ce qui frappe surtout, c’est que la vague n’en est qu’à ses débuts. La température quotidienne devrait atteindre un nouveau record dès ce mardi. Ensuite, les écarts aux normales saisonnières vont devenir vertigineux : jusqu’à 17 degrés au-dessus des moyennes habituelles en Bretagne mercredi. Des records que l’on avait pourtant cru atteindre ce lundi devraient eux-mêmes être battus, principalement sur la moitié ouest du pays. L’extrême sud-est, lui, reste relativement épargné pour l’instant.

Proches de 40 °C dans le centre et le sud-ouest jeudi ou vendredi

Certains modèles météorologiques envisagent pour jeudi et vendredi des températures frôlant les 40 °C dans le centre du pays et le sud-ouest. Une valeur proprement aberrante pour une fin mai.

Le mercure pourrait redescendre en fin de semaine sous l’effet d’orages, notamment en Île-de-France, mais les prévisions au-delà restent incertaines. Ce qui est acquis, en revanche, c’est que la chaleur restera exceptionnellement intense toute la semaine, partout en France.

La rentrée scolaire et professionnelle après le week-end prolongé de la Pentecôte s’effectue donc dans des conditions climatiques pour le moins inhabituelles. Et difficiles à ignorer.

Un avant-goût de ce qui vient, sans présager d’un été entier caniculaire

Faut-il voir dans cet épisode le signe d’un été 2026 entièrement caniculaire ? Pas forcément. Les météorologues sont prudents sur ce point : une vague de chaleur exceptionnellement précoce en mai ne préjuge pas de ce que sera juillet ou août. Les saisons ont leur propre logique.

Ce qui est moins discutable, c’est que ces épisodes sont de plus en plus fréquents, de plus en plus intenses et de plus en plus précoces dans l’année. La 50e vague de chaleur depuis 1945 en France, et la plus hâtive de toutes. Ce n’est pas une coïncidence statistique : c’est une tendance de fond que le changement climatique rend lisible, épisode après épisode.

 

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