Milliards en poche, mais pas question de laisser ses enfants confondre la fortune de leur père avec la leur. Tony Parker a choisi une méthode radicale et inattendue pour leur transmettre la valeur de l’argent.
Il aurait pu se taire. Laisser Josh et Liam profiter du train de vie auquel ils sont habitués depuis leur naissance. Mais Tony Parker a clairement décidé que ce ne serait pas sa façon de faire.
Invité dans le podcast d’Asap Junior, l’ancien basketteur des Spurs de San Antonio a livré une réflexion qui en dit long sur sa vision de l’éducation. Depuis sa séparation avec Axelle Francine en 2020, il continue d’élever ses deux fils avec une obsession : leur faire comprendre que l’argent de papa n’est pas le leur.
« Mes enfants, je leur dis toujours : attention, vous, vous n’êtes pas riches. Papa, il est riche, mais vous, vous n’êtes pas riches, ce n’est pas votre argent. »
Ça a l’air simple. En réalité, tenir cette ligne quand on a les moyens de tout offrir à ses enfants demande une vraie discipline. Beaucoup de parents fortunés prêchent l’humilité — Parker, lui, l’a mise en scène à l’aéroport.
La scène de l’aéroport : quand le réflexe trahit tout
Tout part d’un départ en vacances. L’ambiance est détendue, les garçons sont « un peu enflammés » comme dit leur père. Et là, au moment de passer les contrôles, les deux fils se dirigent naturellement… vers la gauche. Vers la première classe.
Un automatisme. Un réflexe conditionné par des années de voyages en cabine avant. Tony Parker a vu la scène et n’a pas laissé passer.
« Et il y a un moment où, tu sais, ils sont un peu enflammés. On arrive à l’aéroport, on part en vacances, et tu sais, tu vas à droite pour l’éco, à gauche pour la première. Et là, ils commencent à marcher à gauche. »
Il les a stoppés net. Et la suite a visiblement surpris ses fils.
« Je dis : vous allez où, là ? Et tu sais, ils me regardent et font : ‘Qu’est-ce qu’il y a, papa ?’ J’ai fait : ‘Vous, vous allez faire un petit tour en éco, là’. »
Une décision pas si facile à tenir
Ce qui est intéressant dans l’anecdote de Parker, c’est qu’il reconnaît que ça ne lui a pas été naturel non plus. Séparer ses enfants dans l’avion, les regarder partir côté éco pendant qu’il s’installe en première — c’est un exercice inconfortable, même pour un père convaincu du bien-fondé de sa démarche.
« J’ai eu du mal à faire ça, mais je voulais tenir bon pour envoyer un message : ce n’est pas garanti que, toute votre vie, vous voyagerez en première classe. »
Voilà le fond du message. Pas une punition. Pas une démonstration d’autorité pour le principe. Une leçon de réalité, administrée à un moment précis pour qu’elle reste gravée. Ce genre de souvenir ne s’oublie pas.
Parker entrepreneur, gastronome et « bon vivant » assumé
Loin des parquets depuis quelques années, Tony Parker a construit une vie professionnelle aussi dense que sa carrière sportive. Investissements, basket, business — il multiplie les projets. Mais c’est peut-être sa passion pour la gastronomie qui révèle le mieux sa personnalité hors compétition.
Dans une interview accordée à Gala, il se décrivait sans détour :
« Je suis un bon vivant, j’adore tester de nouveaux restaurants, je vais dans beaucoup d’endroits, je suis très curieux. »
Et quand on lui demande de choisir une adresse favorite à Paris — une ville qu’il connaît bien, lui qui a grandi en France avant de conquérir la NBA —, il n’hésite pas longtemps.
« Après, si je devais en choisir un, je vais souvent chez Francette, un petit bateau qui est en face de la tour Eiffel. »
Un restaurant sur un bateau, face à la tour Eiffel. L’adresse est insolite, loin des tables étoilées où on imaginerait volontiers un quadruple champion NBA. C’est peut-être ça, finalement, le vrai Tony Parker : quelqu’un qui préfère l’authenticité au tape-à-l’œil, que ce soit dans l’assiette ou dans l’éducation de ses fils.
